Chronique du tueur de roi, tome 1 : Le nom du vent. Patrick Rothfuss

Ce livre doit être l’un des tous premiers que j’ai acheté en version numérique, mais, allez savoir pourquoi, je repoussais sa lecture à chaque fois. D’ailleurs, je l’avais mis dans mon challenge ABC 2017 organisé par Nanet, pour me forcer à le sortir de ma Pal numérique. J’ai donc profité de l’été pour le lire.

 

 

Synopsis

J’ai libéré des princesses. J’ai incendié la ville de Trebon. J’ai suivi les pistes au clair de lune que personne n’ose évoquer durant le jour. J’ai conversé avec les dieux, aimé des femmes et écrit des chansons qui font pleurer les ménestrels.
J’ai été exclu de l’Université à un âge où l’on est encore trop jeune pour y entrer. J’y étais allé pour apprendre la magie, celle dont on parle dans les histoires. Je voulais apprendre le nom du vent.
Mon nom est Kvothe.
Vous avez dû entendre parler de moi.

 

Mon avis

Mais, mais mais ! Pourquoi ai-je laissé cette lecture si longtemps de côté ? Parce que franchement, je me suis régalée ! Et j’ai d’ailleurs programmé de lire le tome 2 en novembre ou décembre.
Une chose est sûre, cette saga est très bien partie pour faire partie de mon top 10 de mes fantasy préférées.

Tout commence dans une auberge lambda, située dans une région quelconque. Un chroniqueur qui passe par là, l’aubergiste qui décide de raconter sa vie à ce chroniqueur. Aubergiste qui s’avère être bien plus qu’un tenancier paumé, mais une véritable légende. Un homme à la vie bien remplie d’exploits et de mystère…

Ce roman reprend à peu près tous les ingrédients d’une saga fantasy, mais il les reprend bien. L’auteur arrive à les sublimer pour ne pas en faire des schémas redondants vus et revus. Et ça, c’est une chose qui m’a vraiment plu.

L’univers décrit par l’auteur est extrêmement fouillé, complet. J’ai beaucoup aimé découvrir les mythes et légendes qui habitent ce récit. J’ai aimé parcourir ce monde, en compagnie de Kvothe, le personnage principal, vivre ses aventures.

Dans ce premier tome, nous suivons la phase d’apprentissage de Kvothe. Nous le découvrons enfant, le voyons devenir adolescent puis jeune adulte. Nous découvrons son environnement, sa famille, le milieu dans lequel il vit… Mais au fait ! Apprentissage de quoi ? Et bien… de tellement de choses, mais je ne peux le révéler à la place du protagoniste…

En tout cas, il en a des choses à raconter, Kvothe !! Et ce qui fait toute la beauté de livre, qui fait que je le classe dans mes meilleures lectures de fantasy, c’est la façon dont est racontée cette histoire. Littéralement, j’ai été charmée, happée par la plume de l’auteur… ou par la voix du protagoniste. En effet, l’histoire nous est contée de la voix même de Kvothe, telle qu’il la raconte à Chroniqueur. Quand je lisais son histoire, j’entendais son cœur battre au souvenir de tel événement, je ressentais les silences, je devinais ses mots butter ou a contrario se déverser comme un flot continu… En une phrase, je vivais son histoire, je l’écoutais comme un enfant écoute un sage raconter sa vie.

Le nom du vent, c’est un gros pavé de 800 pages, et c’est un livre qui demande que l’on prenne son temps pour s’immerger dans l’histoire. Non pas parce qu’il est difficile, mais parce qu’il y a des histoires qu’il ne faut pas raconter trop vite, qui ont besoin de se distendre pour que l’on mesure toute leur gravité, tout leur poids. Celle-ci en fait partie. Ma lecture a été étalée sur presque quatre semaines, alors que d’ordinaire, je lis un roman de 800 pages en une semaine. Mais là, j’ai ressenti la nécessité de prendre mon temps. Tous les jours, j’avançais petit à petit dans le récit de Kvothe, et c’était parfait comme ça.

En conclusion, Le nom du vent est un gros coup de cœur. L’univers m’a enchanté, la plume m’a séduite, et je trépigne d’impatience à l’idée de recroiser Kvothe d’ici un  ou deux mois.

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