Purge. Sofi Oksanen

Cette année, je me suis inscrite au challenge ABC 2018 de Nanet sur Livraddict. Outre la version classique, qui consiste à choisir un auteur par lettre de l’alphabet, je me suis créé une autre liste alphabétique : une lettre, un pays. Donc 26 lectures de 26 pays différents. Mon but étant d’ouvrir mon horizon de lecture sur le monde entier.
Aujourd’hui, je vous emmène avec moi en Finlande. Enfin non, en fait je vous emmène plutôt en Estonie, mais l’autrice, elle, est finlandaise

 

 

Synopsis

En 1992, l’union soviétique s’effondre et la population estonienne fête le départ des Russes. Mais la vieille Aliide, elle, redoute les pillages et vit terrée dans sa maison, au fin fond des campagnes.
Ainsi, lorsqu’elle trouve Zara dans son jardin, une jeune femme qui semble en grande détresse, elle hésite à lui ouvrir sa porte. Ces deux femmes vont faire connaissance, et un lourd secret de famille va se révéler, en lien avec le passé de l’occupation soviétique et l’amour qu’Aliide a ressenti pour Hans, un résistant. La vieille dame va alors décider de protéger Zara jusqu’au bout, quel qu’en soit le prix.

 

Mon avis

Dans ce roman, Sofi Oksanen nous invite à nous intéresser à l’Histoire de l’Estonie. Je ne sais pas vous, mais jusqu’à présent, j’englobais l’histoire de l’Estonie dans celle de la Russie / URSS. Et pourtant, ce pays a bien vécu son propre destin. Ou plutôt, ses habitants ont des histoires collectives et individuelles très chargées.

D’un point de vue général, on y trouve une histoire de recherche d’indépendance. Une lutte contre l’Union Soviétique, puis l’URSS, mais aussi contre l’Allemagne. Il est question de communisme, d’occupation allemande… Bref, traversons une partie du XXè siècle, la seconde Guerre Mondiale, la Guerre Froide, la chute du mur de Berlin et ce qui s’en suit…

Pour la première histoire, on va suivre deux femmes : Zara et Aliide. Toutes les deux cachent des secrets personnels, toutes les deux essaient de fuir leur passé, plus ou moins lointain. L’une a vécu l’occupation nazie, l’autre a succombé aux sirènes de l’ouest pour tomber dans un réseau de prostitution.

Une chose est sûre, Sofi Oksanen n’épargne ni ses personnages, ni ses lecteurs. Le mal-être, la peur sont présents à chaque instant. J’ai vraiment ressenti une oppression dans l’ambiance de ce roman.
Non seulement, je ne suis pas ressortie indemne de cette lecture, mais elle m’a permis de découvrir un pan de l’Histoire de l’Estonie.

 

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