Nicolas Eymerich, tome 1 : Nicolas Eymerich, inquisiteur. Valerio Evangelisti

Il y a fort, fort longtemps (du genre 7 ou 8 ans), j’avais acheté les deux premiers tomes de la saga Nicolas Eymerich pour la modique somme de 50 cts les deux. Et puis j’ai décidé qu’il était temps de les sortir de la bibliothèque. Enfin, au moins le premier tome. Du coup, je l’ai inclus dans ma liste du challenge ABC 2017 pour me motiver à le lire dans l’année.

 

 

Synopsis

En 1352, Nicolas Eymerich de Gérone devient l’Inquisiteur général de la province d’Aragon. Misanthrope, fanatique et cruel, son unique objectif est de combattre l’hérésie au nom de la Foi et de l’Ordre. Sa première mission ne tarde pas. La ville est en proie à d’étranges manifestations : apparitions dans le ciel et naissances monstrueuses inquiètent vivement l’Eglise, tandis qu’un groupe païen s’apprête à célébrer le culte de Diane. 2194. Le vaisseau spatial Malpertuis est envoyé en mission dans le passé à la recherche d’une relique mystérieuse. Hélas, il ne parviendra pas à l’époque souhaitée, au début de notre ère, mais échoue en 1352, non loin du lieu cérémoniel où Nicolas Eymerich se prépare à sévir.

 

Mon avis

Ce roman se déroule sur trois époques différentes : 1352, aujourd’hui, et 2194. Passé, présent, futur. L’idée d’une histoire en trois temps me séduisait bien. L’idée que l’auteur mêle histoire, technologie et science-fiction également. Le problème, c’est que j’ai trouvé tout cela très inégal. Autant la partie plus historique autour de l’inquisition m’a passionnée, autant je suis passée complètement à côté des événements de 2194, du moins pendant une bonne partie du roman. Quand au récit contemporain, qui quelque part, servait de lien entre les deux autres périodes, je n’y ai trouvé qu’un intérêt relatif.

Donc, en 1352, c’est l’Inquisition en Espagne, et Nicolas Eymerich, tout récemment autoproclamé nouvel Inquisiteur, entend bien faire régner la loi et l’ordre. Surtout la loi de la Religion Catholique. Bon, ce n’est pas le genre de personnage à qui tu as envie de chercher des noises. Ni avec qui tu as envie de blaguer. Il est austère, dur, sévère, antipathique… En clair, il ne respire pas la joie de vivre. Mais son entourage ayant la ferme intention de continuer à respirer tout court, et bien il compose avec le bonhomme. Et malgré tout ça, je n’ai pas ressenti d’inimitié pour le personnage. Parce qu’en fin de compte, l’auteur nous fait comprendre que si son protagoniste est si dur, c’est que l’époque, et les événements l’y contraignent, en quelque sorte.
Pour certains éléments, je ne savais pas trop s’ils tenaient de la fiction ou des vérités historiques, mais quoiqu’il en soit, j’ai trouvé cette partie du récit très intéressante, bien menée, et j’ai également bien accroché à l’intrigue.

En parallèle, il y a cette histoire de vaisseau spatial en 2194. Déjà, j’ai trouvé que l’alternance entre les périodes n’était pas fluide du tout. Souvent, je ne comprenais pas pourquoi l’auteur lâchait une période pour partir sur une autre, j’ai eu plusieurs fois l’impression que l’histoire était coupée en pleine action, au mauvais moment. Et ça m’a pas mal perturbée. L’autre problème rencontré avec cette histoire du futur, c’est que j’ai eu énormément de mal à suivre la ligne conductrice du récit. C’est bête, mais à chaque chapitre où l’on revenait sur cette période, j’avais du mal à me souvenir où on en était concernant l’intrigue, il me fallait trois ou quatre phrases pour me remettre dans l’histoire. Et forcément, ça n’aide pas à apprécier pleinement l’intrigue.

Et puis il y a l’histoire qui se déroule de nos jours. Il s’agit en fait d’un journal de bord, à portée scientifique, puisque le narrateur y parle de ses découvertes scientifiques, qui vont influencer le voyage, l’espace-temps, etc… ouais ouais, vous voyez un peu où tout cela va mener ? Ouais, bah ça m’a laissée perplexe… Enfin, je me sentie déstabilisée entre ce sentiment de ne rien comprendre à des explications scientifiques trop compliquées pour moi, et cette furieuse impression d’être prise pour un pigeon, parce que, oui j’ai bien compris qu’à un moment le passé et le futur allaient se rejoindre, et donc je n’ai pas besoin qu’un narrateur me jonche la route tous les trois mètres de panneaux de signalisation de douze mètres sur dix pour me dire : « Hey, lectrice ! Le vaisseau il va se retrouver en 1352 »

Finalement, je crois que l’histoire se serait cantonnée à l’histoire de Nicolas Eymerich, sans faire intervenir une dimension scientifico-spatiale, j’aurais mieux apprécié. Cela aurait aussi permis de brosser encore mieux le portrait du personnage, pour le rendre encore plus intéressant.

Pour le coup, après cette lecture en demi-teinte, je pense quand même lire le second tome, puisque je l’ai, et également pour voir comment évolue Nicolas Eymerich, mais il est certain que si je ne l’avais pas eu en ma possession, je ne m’intéresserais pas à la suite de cette histoire.

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