Les enfants de la terre, tome 3 : Les chasseurs de mammouths. Jean M. Auel

Après avoir pris beaucoup de plaisir à découvrir les deux premiers tomes de cette saga préhistorique, j’envisageais bien évidemment de continuer à explorer les aventures d’Ayla. J’ai donc profité de challenge « suites de sagas » mis en place par Cassie, pour inclure le tome 3 dans ma liste de lecture de février.

 

 

Synopsis

Pendant plusieurs saisons, Ayla et son compagnon Jondalar ont tout partagé.
Ils ont taillé le silex, entretenu le feu, chassé le renne et le cerf, construit des abris et des bateaux. Ensemble ils ont eu peur et froid, et vécu dans une intimité du corps et de l’esprit qui a fait naître en eux un sentiment troublant et inconnu. Le clan remuant des  » chasseurs de mammouths  » qui les accueille est stupéfait par ce couple de géants blonds aux yeux bleus qui savent monter à cheval et apprivoiser le loup.
Parmi eux, Rance le sculpteur est ému par Ayla. Le combat immémorial de l’amour et de la jalousie s’est déclenché.

 

Mon avis

Euh… oui mais non ! Non, je ne suis pas d’accord ! Moi qui avais tant aimé les deux premiers livres pour l’évolution des personnages, pour leur mode de vie, pour la précision historique exercée par l’auteure… voir cette saga se transformer en une espèce de mauvaise romance harlequin préhistorique… Non, non, non ! Ce n’est pas ce que je souhaitais.

Bon. Commençons par le positif !
En fait, le cadre préhistorique est toujours là, toujours aussi bien fouillé. J’ai aimé lorsque l’auteure nous relate la faune et la flore, ou lorsqu’elle parle des habitats. La descriptions du mode de vie des mamoutoï est vraiment très intéressant. On retrouve des descriptions très similaires aux deux tomes précédents, et pourtant, cela ne m’a absolument pas gêné. Un peu comme de traverser une région plusieurs fois, sans jamais s’en lasser, en ayant même l’impression de découvrir quelque chose de nouveau à chaque fois.
Oui vraiment, j’aime le cadre des Enfants de la Terre, j’aime en apprendre toujours plus sur ces balbutiements de la civilisation humaine.

Oui mais voilà ! Il y a l’histoire dans l’histoire… Et de celle-ci, j’ai eu le sentiment de m’en éloigner durant ce tome.
Tout d’abord Ayla, le personnage principal. Au début de la saga, je la trouvais vraiment intéressante, mystérieuse, différente… Et surtout j’avais à faire à une femme de l’époque Préhistorique. Dans les chasseurs de Mammouths, j’avais parfois cette désagréable impression d’être face à une jeune femme qui naviguait entre Préhistoire et monde contemporain. J’ai le sentiment que le langage ne correspondait pas toujours avec le cadre de l’histoire, qu’il y avait un décalage.
Ensuite il y a ce triangle amoureux entre Ayla, Ranec et Jondalar, qui m’a plus blasé qu’autre chose. Il aurait pu être intéressant s’il s’était agi d’une romance contemporaine… mais là non ! Il y avait pour moi quelque chose de trop moderne pour que la petite histoire colle à la grande.

Donc, ce tome est pour moi clairement en-dessous des deux précédents et aurait pu être raccourci d’au moins 1/3 sans perdre en qualité. Malgré tout, je lirai le tome 4, car j’ai quand même envie de savoir s’il s’agit (de mon point de vue) d’une erreur de parcours, ou si la suite rehausse le niveau pour me donner envie d’aller jusqu’au bout de la saga.

 

 

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