La fortune des Rougon. Emile Zola

Emile Zola a une place particulière dans mon cœur de lectrice. Pourtant, on ne peut pas dire que tout ait démarré sur de bonnes bases entre nous…
Classe de 3ème. La prof de français décide que nous étudierons Au bonheur des dames. A cette époque, je lisais déjà, mais pas énormément, et surtout, pas de classiques. Baaaah un classique ! Ils sont fous ces profs, de nous faire lire des classiques chiants. Ouais ok, l’année précédente j’ai découvert Maupassant, avec le Horla. Mais quand même ! Ma prof de français de 3ème était géniale. Dans mon top 3 des meilleurs enseignants depuis ma maternelle jusqu’à la fac. En revanche, je ne peux pas dire que Au bonheur des dames m’ait laissé une super impression. J’ai le souvenir d’une lecture qui ne m’avait absolument pas intéressée et ennuyée au plus haut point. Bref, Zola et moi, c’était pas le grand amour.
En seconde, j’avais eu droit à la liste des livres « non obligatoires mais fortement conseillés » consciencieusement établie par la prof de français. Dans cette liste, il y avait Le ventre de Paris, de notre cher Emile. C’est ma grande sœur de 9 ans mon aînée qui m’a incité à le lire. Parce qu’elle avait aaaaaadoré, que c’est le livre qui lui a fait aimer lire, etc etc. Donc je l’ai lu. Et j’ai aimé. J’ai adoré. Et j’ai cessé toute hostilité avec Zola. Et puis j’ai lu Germinal… J’en suis restée toute retournée… J’ai compris que la littérature classique ça pouvait être magnifique, touchant, indémodable… Et j’ai envie de faire un gros bisous virtuel à Emile Zola afin de le remercier de m’avoir ouvert les portes de la littérature classique, et par ricochet à Toute la littérature. Oui oui.

Bon. Depuis, je n’ai rien lu de Zola. Du coup, je profite de la mise en place de lectures communes autour de la saga des Rougon Macquart pour lire le cycle en entier. Et aujourd’hui, je vais vous parler du premier tome : La fortune des Rougon

 

 

Synopsis

Issus de la paysannerie enrichie, les Rougon portent en eux l’avidité du pouvoir et de l’argent. Une des branches de la famille, les Macquart, sera marquée par l’hérédité de l’alcoolisme, du vice et de la folie. Le coup d’Etat du 2 décembre 1851 entraîne les Rougon dans la conquête de Plassans, la capitale provençale du roman. La haine de l’empereur pousse Silvère, petit-fils de la matriarche, et Miette, sa femme, dans l’insurrection républicaine. De ces passions et de ces fureurs naîtront cent personnages, et celui, aux mille visages anonymes, de la foule et de la collectivité qui préfigure le XXe siècle.

 

Mon avis

Les Rougon-Macquart, c’est une grande famille, avec des branches un peu partout. Mais en plus, ils nous tournent pas tous très rond dans cette famille. Toute génération confondue. Il faut dire que l’aïeule Adélaïde Fouque n’était pas la femme la plus saine d’esprit qui soit. En même temps, vu comment elle est traitée par ses propres enfants, il y a de quoi…
Ce premier tome jette les bases et les premières trames de cette grande saga familiale. Non seulement, il s’agit de nous présenter Adelaïde, Pierre Rougon et Antoine Macquart, à l’origine de cette famille, mais aussi de faire connaissance avec certains descendants, que l’on retrouvera par la suite dans des romans qui leur seront destinés dans les 19 romans suivants.
Ouais, Emile, quand il se lance dans une saga, il fait pas semblant !
Et pour nous raconter l’histoire de cette famille, l’auteur sait y faire. Sa plume est belle, colle au plus près des personnages. Il cisèle chacun d’eux, avec ses tares, son caractère marqué, sa cupidité, son pouvoir… En une phrase, il les rend vivants à l’intérieur même des pages.

Mais ce premier roman, ce n’est pas seulement l’histoire des Rougon-Macquart qui se met en place sous nos yeux. C’est aussi la grande Histoire. En l’occurrence, le coup d’Etat de Louis-Napoléon Bonaparte en 1852. Dans son oeuvre, Zola a toujours considéré son époque comme faisant partie intégrante de son oeuvre. Mêler la réalité à la fiction pour mieux critiquer cette société, pour mieux l’analyser…

J’ai trouvé ce premier roman passionnant ! Peut-être quelques longueurs par-ci par-là, mais j’ai tellement aimé faire connaissance avec les personnages, j’ai tellement tellement envie de savoir ce qu’ils vont devenir, que je suis obligée de continuer la saga !

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4 thoughts on “La fortune des Rougon. Emile Zola

  1. Moi Zola ne passe pas. Du tout. Même à petite dose je trouve ça d’un ennui… Ce que j’ai pu en lire en cours, Germinal (extrait), le Docteur Pascal (lu en diagonale et quasiment entièrement oublié) ne m’a pas du tou donné envie d’en lire plus. Par contre j’adore Hugo, qui lui embête plein d’autres personnes. 🙂

    1. J’ai lu tout récemment le livre suivant, La curée, que j’ai moins aimé, mais j’ai quand même envie de continuer cette grande saga familiale 🙂

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