Le Comte de Monte-Cristo. Alexandre Dumas

Vous savez quoi ? Bah Le comte de Monte-Cristo est le premier Alexandre Dumas que je lis. Cela fait des années que je me dis qu’il faudrait que je lise une de ses oeuvres, mais vous connaissez le truc : on a toujours autre chose à lire. J’ai donc profité d’une lecture commune sur Livraddict pour enfin m’y mettre.

 

 

Synopsis

La vengeance est un plat qui se mange froid, mais certains offensés l’assaisonnent avec raffinement tel qu’ils l’élèvent au rang d’une gastronomie. Edmond Dantès, le héros du Comte de Monte-Cristo, est de ceux-là. Jeune marin, âme candide et fils modèle, il semble promis au bonheur et à une brillante carrière dans la marine, quand soudain tout s’écroule.

Du jour au lendemain, il se voit précipiter dans un abîme de détresse et de ténèbres. Arrêté comme comploteur, il est enfermé au château d’If, la prison de Marseille, pour y croupir jusqu’à la fin de ses jours. Sa faute? S’être attiré la jalousie de deux rivaux. Sa malchance? Avoir affaire à un magistrat arriviste et malhonnête.

Mais, au bout de quatorze ans, Dantès s’évade et reparaît, après complète métamorphose en richissime aristocrate, pour châtier les trois misérables responsables de ses malheurs.

 

Mon avis

Les gens, la vengeance a un nom : Elle s’appelle Edmond Dantès. Le gars, il est carrément badass. Si,si. Et moi j’ai kiffé !

Le roman raconte l’histoire d’un jeune homme, notre cher Edmond, donc, à qui le bonheur sourit. Il s’apprête à épouser Mercédes, sa fiancée, et à être nommé capitaine du Pharaon, un navire marchand. Mais voilà, certains ne voient pas d’un bon œil qu’un jeunot de 19 ans puisse jouir de tant de félicité. Résultat : complots et trahison vont mener Dantès à la prison du château d’If. Plus d’une décennie enfermé, ça laisse le temps de préparer sa vengeance… Et Quand en plus on a l’opportunité de devenir riche, on peut même en faire un plat de luxe. Ce que ne va pas manquer de faire Edmond Dantès.

Une chose est certaine, Alexandre Dumas sait y faire pour tenir son lectorat en haleine. Car de bout en bout, on se laisse prendre par le récit, on se laisse envoûter par le personnage d’Edmond Dantès. Et malgré le fait que nous connaissions pertinemment les auteurs de ses malheurs, le suspens reste entier quant aux châtiments qu’ils vont subir. Quelque part, le lecteur est presque complice de la vengeance infligée par Dantès à ses ennemis. Il faut dire que le personnage est d’un charisme fou, mais sait également cultiver le mystère. Si au tout début, je n’arrivais pas trop à me faire une idée de son caractère, dès son arrivée en prison, j’ai compris que cet homme n’était pas du genre à se s’avouer vaincu. Si ça se trouve, je l’ai même deviné avant lui. Si, si ^^.
Mais si le protagoniste est si bien décrit, c’est aussi parce que les autres personnages sont merveilleusement bien travaillés de la part de l’auteur. J’ai vraiment pris plaisir à suivre le destin de chacun d’entre eux, pour le meilleur ou pour le pire, me demandant ce que Monte-Cristo avait bien pu lui réserver pour anéantir ses ennemis ou au contraire remercier ses amis.

Bon, et si on parlait un peu du vif du sujet : La vengeance ?
Non, parce que comme ça vous pourriez croire que j’étais à fond derrière ce cher Edmond avec ma banderole « Vas-y, bute-les tous ! ». Ouais bah non.  Si les choses étaient aussi simple, ce serait bien. Non, en fait ça ne serait pas bien parce que le roman n’aurait certainement pas été aussi prenant. Parce que si au début il est aisé de comprendre cette soif de vengeance, le doute est rapidement de mise quant à la frontière entre cette envie de justice humaine et le fait de se prendre pour un messager de Dieu, un ange de la Miséricorde. Alors oui, parfois j’ai douté du bien-fondé de ses actions, comme lui-même a pu douter de lui-même d’ailleurs. Mais ce qui est étrange, c’est que ce n’était pas forcément au même moment, ni pour les mêmes raisons. A regarder cet homme vouloir agiter chacun de ses ennemis comme de vulgaires marionnettes, j’ai à maintes reprises craint qu’il ne s’emmêle les fils et se perde lui-même. Car oui, sa vengeance il l’a préparée, et il a eu largement le temps pour ce faire. Mais à force d’y consacrer toute son âme, le risque était immense de se faire dévorer.

Au final, Le comte de Monte-Cristo est un formidable roman d’intrigue et d’aventure, où rien n’est laissé au hasard, où chaque personnage occupe la place qui lui est destinée, importante ou non ; où l’action attendue ou inattendue se profile à chaque page. Bref, j’ai vogué sur la Méditerranée de surprise en surprise, et de navire en bateau, en direction de la Corse et de l’Italie, en compagnie d’Edmond Dantès. Je n’étais pas toujours d’accord avec ses choix, j’ai souvent eu peur qu’il n’oublie de vivre avant de se venger… Mais j’ai vraiment, vraiment adoré cette aventure.

 

 

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1 thought on “Le Comte de Monte-Cristo. Alexandre Dumas

  1. Merci pour cette chronique, tu me donnés envie de reprendre ce bouquin, que j’ai abandonné, je ne sais même plus pourquoi… surtout que le début m’avait plu!!!!

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