Le fantôme qui écrivait des romans. Eric Sanvoisin

J’ai reçu Le fantôme qui écrivait des romans via une masse critique de Babelio. Pour une fois, je m’étais restreint dans mes choix et n’avais coché que 4 ou 5 romans. Ce livre était le 2ème que je souhaitais par ordre de préférence (je ne me souviens plus quel était le premier ^^). J’étais donc vraiment contente d’avoir été sélectionnée pour celui-ci et remercie chaudement Babelio et les éditions Balivernes pour ce partenariat.

 

 

Synopsis

« C’est l’histoire d’un auteur paranormal…
C’est l’histoire d’une fille emprisonnée par elle-même…
C’est l’histoire d’un livre étrange…

Trois voix, trois existences qui sont liées quand s’enchevêtrent littérature et réalité »

Ou plus simplement, comment l’auteur, le lecteur et le personnage principal d’un roman se rencontrent…

 

Mon avis

Mais qu’il est tendre, qu’il est triste et mélancolique ce roman… Et qu’il beau !! Mais surtout, qu’est-ce qu’il m’a émue !!
Parce que cette histoire a su toucher aussi bien mon âme d’enfant, que l’adolescente et l’adulte qui font de moi ce que je suis aujourd’hui. Et rien que pour ça, je suis vraiment, vraiment heureuse d’avoir lu ce roman.

Dans ce livre, nous croisons trois personnages, trois destins qui vont s’entremêler. Antonin, un fantôme écrivain ; Leï, un personnage de roman, dont la vie n’a rien d’une romance ; Emilia, une jeune fille anorexique qui s’est construit un monde à travers les livres.
L’auteur mixe fiction et réalité avec brio, floutant la ligne de séparation entre les deux. Alors, en tant que lecteur on se retrouve une fois dans la réalité, une fois dans la fiction, on passe d’une histoire à l’autre, et si au début on se retrouve facilement, au fur et à mesure on finit par confondre les deux. A l’instar des personnages de ce livre.

C’est roman qui parle de solitude, de souffrance, de mal-être, notamment à l’adolescence. Alors forcément, il y a de la tristesse dans ces lignes. J’ai été touchée par Emilia, même si j’ai eu plusieurs fois envie de la secouer pour qu’elle se prenne en main. J’ai eu de la peine pour sa mère, pour toute cette rage contre sa fille qu’elle garde en elle. Le personnage de Leï m’a ému pour ses réflexions sur le sens de sa propre existence. Enfin, j’ai trouvé l’histoire d’Antonin vraiment saisissante, avec toutes ces blessures qu’il essaie de guérir chez lui-même, mais aussi chez les autres, cherchant ainsi une paix intérieure.

C’est aussi un roman qui parle du pouvoir des mots, de l’importance de l’imaginaire, quand ce dernier peut aider à guérir, à appréhender ce monde qui nous entoure et fait si peur. Il nous montre à quel point une phrase, une rencontre peut changer un destin.

Bien sûr, il s’agit d’un roman jeunesse, et le style ne nous y trompe pas. Mais c’est le genre de roman qui se lit tellement bien, qui véhicule tant d’émotion qu’il te rappelle juste que, même à presque 39 ans, lire une histoire comme ça, qui fait appel à ton enfance ou ton adolescence, c’est tout simplement indispensable.

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