L’abbaye des cent péchés. Marcello Simoni

L’Abbaye des cent péchés est un livre qui m’a immédiatement attirée, par son titre, sa couverture et son résumé. Ouais, je tenais là un trio gagnant, et j’étais bien décidée à lire ce roman. J’ai donc profité d’un partenariat sur Livraddict pour le faire. Je remercie donc les éditions Michel Lafon de m’avoir permis cette lecture.

 

 

Synopsis

Août 1396. Le Lapis Exilii, une précieuse relique dont le pouvoir est susceptible de faire basculer l’Europe dans un chaos plus destructeur encore que les guerres qui la consument, attire les convoitises du puissant Karel de Luxembourg et du cardinal d’Avignon, prêts à tout pour s’en emparer.
Lorsque le valeureux chevalier Maynard de Rocheblanche reçoit la lourde tâche de le retrouver afin d’empêcher qu’il ne tombe entre de mauvaises mains, il s’élance sur les routes de France et d’Italie.
Mais il ne saurait y avoir de quête sans danger, et celle-ci est loin de faire exception…

 

Mon avis

Histoire se déroulant au Moyen-Âge, quête, chevalier, voyage… Ce roman avait tout pour me plaire. Malheureusement, il a été en-deçà de mes attentes.

L’intrigue de départ, n’a rien de vraiment originale, et ce n’est pas ça le problème. C’est une quête comme on en croise souvent dans ce genre de roman. Ce qui m’intéressait, c’était de savoir ce qu’il allait en faire, de découvrir comment les événements allaient se succéder, d’être surprise par des rebondissements originaux et inattendus. Enfin, j’étais curieuse de voir comment l’auteur allait mêler Histoire et fiction. Hélas, je n’ai pas été totalement conquise. J’ai trouvé l’histoire sympa, mais sans plus.

La toile de fond m’a séduite dans son ensemble : Déclin de la chevalerie, évocation de la bataille de Crécy. J’ai trouvé que l’aspect Historique se confondait bien avec l’intrigue purement fictive de ce roman. Enfin, j’ai apprécié le fait que cette intrigue qui me semblait presque trop simple au début prenne de l’ampleur, pour donner à la fin un scénario plus complexe. Au final, l’auteur nous emmène sur différents chemins, nous fait suivre plusieurs histoires en même temps, et ça c’est plutôt pas mal. Et puis, j’ai trouvé la plume de l’auteur plutôt agréable.
Donc oui, ce roman a bien des points positifs. Mais alors c’est quoi le problème ?

Mon premier soucis, c’est que je n’ai pas accroché au personnage principal, Maynard de Rocheblanche. C’est peut-être un preux chevalier, mais un chevalier un peu trop étourdi (ou naïf) par moment. Et ça m’a posé problème, car pour moi ça ne collait pas. Je ne sais pas, mais moi, si j’étais dépositaire d’un secret aussi précieux que celui de Maynard, je ne dévoilerais pas certaines informations à tout-va, même à mes proches… Finalement, j’ai retrouvé dans ce personnage certains aspects d’un mauvais stéréotype du chevalier du Moyen-Âge, ce qui me l’a rendu banal et impersonnel.

Mon second soucis avec ce roman, et bien c’est son manque d’originalité, tout simplement. Car même si l’intrigue n’est pas si mauvaise, je l’ai trouvée affreusement banale. En fait, j’ai eu le sentiment que l’auteur a pioché ici et là ce qui fait le succès de ce genre de roman, a pris les ingrédients pour construire son histoire, au demeurant plutôt bien foutue, mais qu’il n’a pas osé prendre des risques pour sortir des sentiers battus. Pour moi, il s’est contenté de miser sur des valeurs sûres du genre, sans vraiment chercher d’originalité, ni dans le scenario, ni dans ses personnages. Et j’ai trouvé ça vraiment dommage.
Du coup, L’abbaye des cent péchés restera pour moi une lecture pas trop mauvaise, mais dont j’aurais certainement oublié une partie de l’intrigue d’ici quelques mois, mais également les particularités de Maynard, un chevalier bien trop insignifiant à mon goût.

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2 thoughts on “L’abbaye des cent péchés. Marcello Simoni

    1. Effectivement on a des ressentis communs : l’idée que tout serait résolu facilement, alors que non ! Après, peut-être que j’en attendais trop dans ce style… ou simplement que je m’en suis un peu lassée ?

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