Acacia tome 1 : La guerre du Mein. David Anthony Durham

Je crois que c’était le destin : Novembre et décembre étaient placés sous le signe de la relecture. En effet, sur ces 2 mois, j’ai relu trois romans de ma bibliothèque. Dont La guerre du Mein, un roman que j’avais découvert il y a 4 ans. J’avais envie de le relire avant de me lancer dans la suite de la saga, et avait donc acheté la version anglaise en format numérique. Le fait que Gilsayan me le propose pour le challenge Pioche dans ma pal m’a fait vraiment très plaisir.

 

 

Synopsis

Acacia. Une île qui a donné son nom à un empire prospère gouverné par un souverain absolu, Leodan Akaran. Descendant direct du sorcier fondateur de la dynastie, Leodan est un roi idéaliste qui fait régner la paix dans la vaste mosaïque des peuples qui composent l’empire. Veuf, il vit entouré de ses quatre enfants à qui il cache un lourd secret : la domination d’Acacia repose sur des trafics de drogue et d’esclaves dirigés par la toute-puissante Ligue des marchands.
Tout bascule le jour où le roi est poignardé dans la salle du trône par un envoyé des Meins, un peuple de guerriers implacables exilés dans une lointaine forteresse du Nord. Sur son lit de mort, Leodan conçoit un plan pour permettre à ses enfants de s’échapper, livrant ainsi chacun à sa propre destinée. Dispersés aux quatre coins de l’empire, Aliver, Corinn, Mena et Dariel sont animés par un puissant désir de vengeance. Ils vont partir à la reconquête du trône pour recréer un empire acacian à l’image de ce que leur père désirait.

 

Mon avis

Ce roman, je l’avais acheté sur les conseils d’un libraire. Je lui ai dit que je cherchais un livre qui mêle fantastique, intrigue politique, jeux de pouvoir.
– Ouais, en truc dans le genre de Game of thrones, quoi, m’avait-il répondu.
(A cette époque, les premières saisons étaient sorties, la série avait rencontré son public… dont moi. Et j’imagine bien que des demandes comme ça, il devait en avoir à la pelle).
– C’est ça. Mais par pitié, ne me conseillez pas un pastiche de cette saga. Je n’ai pas envie de croiser une famille Stark. Et puis surtout, je souhaite une histoire avec une vraie fin, qui boucle l’intrigue.
– Ok, il y a Acacia. Trois tomes. Une histoire complète.
-Ok, je prends.

Au début de l’histoire, il y a un Royaume calme et paisible, qui domine les contrées voisines. Comment ? Je vous laisse la surprise. Un roi, veuf, père de quatre enfants, qui règne d’une main de souverain sur l’ensemble du territoire. Et puis, il y a la trahison, le geste qu va tout faire basculer. Il y a cette rébellion venue des peuples du Nord. Rien ne va plus dans le Royaume d’Acacia ! Alors, le Roi Leodan va envoyer ses enfants en exil, aux quatre coins du monde, pour sauver ce qui peut encore l’être. Mais quel sera le véritable prix à payer ? La véritable question est là.

Voui, voui, il y a une histoire de conquête de trône, on croise un peuple du Nord d’un genre sauvage, il y a des assassinats, des trahisons, des héritiers qui se cachent et traversent des tas d’épreuves… Alors voui, voui, ça fait forcément penser au trône de fer.
Bah vous savez quoi ? J’ai une claire préférence pour Acacia par rapport au Royaume de Westeros. Si, si. Et pourtant j’aime beaucoup la saga de George R. R. Martin, notamment pour la richesse de son univers.
Et là, j’arrête de faire de comparaison entre les deux sagas, parce qu’à la longue, ça risque de devenir chiant…

Donc, revenons-en à Acacia.

Il faut bien l’avouer, les 100 premières pages du roman pourraient rebuter les plus réfractaires, ceux pour qui de longues descriptions et mise en place d’histoire deviennent vite un frein à la lecture. Parce que c’est vrai, l’auteur prend son temps pour poser son intrigue. Enfin, il prend surtout son temps pour nous raconter les liens entre le passé et les événements qui vont provoquer la principale trame de cette saga. Personnellement, cela ne m’a absolument pas dérangé, et j’ai même trouvé ça cool qu’il nous plante correctement son histoire. Cent pages ça peut sembler beaucoup, mais finalement au ratio total de la saga, je n’ai pas l’impression qu’il ait forcé la mise. Et puis, mine de rien on commence à faire connaissance avec certains personnages, à apprivoiser leurs traits de caractère, à se faire une idée des méchants et des gentils…
Ensuite, on rentre dans le  vif du sujet, les premières véritables intrigues se mettent en place, les complots émergent, on ne sait plus qui est méchant et qui est gentil… Ni même s’il y a des méchants et des gentils, d’ailleurs.

Si le monde décrit par l’auteur est passionnant, ce n’est pas cela qui m’a le plus subjugué. En effet, j’ai trouvé son univers bien construit, mais honnêtement, il m’a manqué ce je-ne-sais-quoi qui l’aurait rendu unique par rapport à d’autres Mondes de Fantasy. En tout cas, dans ce premier tome, je n’ai pas assez ressenti d’originalité géographique. Voilà où se situe pour moi le petit moins de cette saga.

En revanche, en ce qui concerne l’histoire en elle-même et surtout les personnages, là je suis totalement subjuguée. Et notamment, je suis restée scotché par la manière dont l’auteur nous emmène vers des certitudes concernant un personnage, ou bien une finalité quelconque, avant de nous prendre à revers, pour mieux nous surprendre. Parce que dans le royaume d’Acacia, on va de surprise en surprise. Un roi idéaliste qu se révèle avoir un idéal pas si idyllique que cela ; Un rebelle qu’on pourrait prendre pour un fou furieux juste assoiffé de vengeance et de jalousie de règne finalement jaloux pour de bonnes raisons… décidément, dans ce roman chaque personnage alterne le meilleur et le pire, les rendant fascinants jusqu’au bout.  C’est bien simple, j’ai été attirée par le destin de chaque personnage, et rien que pour eux, j’ai envie d’aller jusqu’au bout de la saga. Je veux absolument savoir ce qui leur arrive.

Et puis l’intrigue… alors certes, elle n’est pas aussi poussée et complexe que dans le Trône de fer (ah merde, j’ai dit que j’arrêtais de comparer. Pardon). Bah oui, mais c’est justement ça qui m’a plu : le fait que l’intrigue ne s’emmêle pas dans un entrelacs de complots à n’en plus finir… Ici, on voit assez clairement les tenants et les aboutissants des jeux de pouvoirs (même si l’on n’est jamais à l’abri de surprise), et je pense que le fait que l’histoire se cantonne à trois tomes y est pour beaucoup. L’auteur a l’intelligence de donner au lecteurs quelques bonnes clés de l’intrigue, ce qui permet non seulement de commencer à démêler quelques grosses ficelles et bien appréhender l’histoire dans sa globalité, mais aussi, je pense, évite d’avoir la mauvaise surprise d’une fin où tous les faits s’enchaînent à vitesse grand V parce que l’auteur veut absolument caser 50 rebondissements en 20 pages. Le genre de truc qui m’agace. Là, je pressens que petit à petit des intrigues vont se dénouer, que quelques complots vont se ficeler à côté aussi, bref que chaque chapitre du tome suivant risque de me surprendre, et ça me plait bien, car c’est exactement ce que je recherche avec ce genre de saga.

Par contre, je le lirai en français… ^^

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