Guerre et paix. Leon Tolstoï

Un jour ça m’a pris comme ça, j’ai eu envie de lire Guerre et Paix. Donc, j’ai téléchargé sur ma liseuse le roman, je me suis installée dans un café avec une boisson et une pâtisserie, et j’ai commencé le roman. Vingt minutes plus tard, j’avais terminé le café et le gâteau, mais pas le roman ^^

 

 

Synopsis

1805 à Moscou, en ces temps de paix fragile, les Bolkonsky, les Rostov et les Bézoukhov constituent les personnages principaux d’une chronique familiale. Une fresque sociale où l’aristocratie, de Moscou à Saint-Pétersbourg, entre grandeur et misérabilisme, se prend au jeu de l’ambition sociale, des mesquineries, des premiers émois.
1812, la guerre éclate et peu à peu les personnages imaginaires évoluent au sein même des événements historiques. Le conte social, dépassant les ressorts de l’intrigue psychologique, prend une dimension d’épopée historique et se change en récit d’une époque. La « Guerre » selon Tolstoï, c’est celle menée contre Napoléon par l’armée d’Alexandre, c’est la bataille d’Austerlitz, l’invasion de la Russie, l’incendie de Moscou, puis la retraite des armées napoléoniennes.
Entre les deux romans de sa fresque, le portrait d’une classe sociale et le récit historique, Tolstoï tend une passerelle, livrant une réflexion philosophique sur le décalage de la volonté humaine aliénée à l’inéluctable marche de l’Histoire ou lorsque le destin façonne les hommes malgré eux.

 

Mon avis

Ok. Parler de Guerre et paix ne s’avère pas être la chose la plus aisée, car  le roman est tellement riche que je ne sais par où commencer. Je vais donc débuter par mon impression générale : Cette oeuvre est absolument géniale, j’ai adoré. Et si tu fais partie de ces gens qu’un énorme pavé de 2000 pages impressionne, et bien je vais tenter de te convaincre que oui, une oeuvre aussi conséquente peut être fun.

Guerre et Paix, de quoi ça cause ?
C’est une histoire de guerre, de troupes Napoléoniennes, de campagne de Russie. C’est également une entrée dans les salons de l’aristocratie russe, avec ce qu’il faut de secrets, de coups d’éclats, de mariage heureux ou malheureux. Ce sont des personnages, certains discrets, d’autres hauts en couleur, mais tous reflétant à leur manière une certaine idée de la Russie d’alors. Bref, Guerre et Paix, c’est une grande saga sur gigantesque fresque historique.
Oui mais voilà. Histoire de rendre cette oeuvre encore plus riche, Tolstoï s’est octroyé cette petite fantaisie d’inclure ses propres pensées au fil des pages. Alors, on n’a plus à faire uniquement à un roman, mais à une oeuvre… qui n’est pas non plus un essai. On a à faire à … Guerre et Paix. Voilà.

Sur l’histoire, je n’en dirai pas plus, cela ne sert à rien. Je vais désormais t’expliquer pourquoi tu dois lire Guerre et Paix.

Parce que tu vas découvrir les campagnes Napoléoniennes d’un point de vue Russe. Ouais,  du côté de Moscou, le petit corse qui vient s’introduire dans leur grand pays, on n’a pas forcément vu cela d’un bon œil. En plus, tu révises les noms des batailles.
Parce que tu prends le thé dans les plus beaux salons russes. Et qu’en plus d’admirer la toilette des ces dames, tu vas pouvoir écouter les conversations politiques de ces messieurs. Et de quelques-unes de ces dames aussi. Tu vas être dans les plus hautes confidences, savoir qui est promise à qui afin de maximiser le pouvoir d’un autre ; Qui trompe qui dans un désir de vengeance charnel sans se rendre compte de la portée politique de son acte. Tu vas essayer de découvrir qui sont les puissants, quels sont ceux qui se font rouler dans la farine, tu vas faire connaissance de femmes d’apparence fragile voir godiches, mais seulement d’apparence, tu vas croiser des jeunes arrivistes aux dents qui rayent le parquet.

Parce que malgré le nombre impressionnant de personnages, malgré toutes le petites histoires et la grande Histoire, jamais on ne se sent perdus. Tolstoï a sur rendre vivant chacun de ses protagonistes, il nous invite à suivre leur évolution dans le temps, et on y prend plaisir.

Parce qu’en fréquentant tous ces personnages, tu comprends que finalement, l’Histoire se façonne grâces aux histoires sans majuscules de gens de moindre importance. Certains pouvant devenir par le suite de grands hommes, mais rien n’est moins sûr.

Parce que l’auteur vient mettre son grain de sel et n’hésite pas contredire les faits. Cette bataille, supposée être une débâcle pour la Russie, et bien il t’explique en quoi ça n’en est pas une. Et en plus, son raisonnement est loin d’être sot.

Enfin, parce que si tu comprends bien ce que le mot Guerre vient faire dans le titre, tu ne t’expliques pas le terme Paix. Alors, tu découvres les mauvais côtés de la traduction littérale d’un titre. Et en regardant sur internet, tu apprends que le mot мир (Mir) signifie également Monde, Règne ou Univers. La Guerre et le Monde… ouais ça aurait été un titre classe ça ! Mais bon, étant donné que c’est Tolstoï lui-même qui a traduit ce titre en français, Guerre et Paix, ça le fait aussi.

Bref, tu dois lire Guerre et Paix parce qu’il se passe des trucs de malade, que tu peux aussi bien t’intéresser à la vie de la société russe qu’à des grandes stratégies militaires, que même si tu n’y connais rien à l’Histoire, à la Russie ou encore en stratégie militaire, tu ne te sentiras jamais envahi de termes rébarbatifs et incompréhensibles.
Et puis, tenir compagnie à des personnages (plus ou moins) sympathiques pendant 2000 pages, c’est cool non ? Tu as le temps de bien les conaître, de les aimer, de les détester… Ok, ça rend la séparation un peu plus nostalgique, mais bon… toute bonne chose à une fin, paraît-il…

Sur une oeuvre telle que Guerre et Paix, il y a des tas et des tas de choses à dire, et d’ailleurs elles ont certainement été dites dans d’autres chroniques, analyses, résumés… Je n’ai pas pris le parti de rentrer dans une analyse poussée. Mais j’espère toutefois que ces quelques lignes t’auront donné envie de t’intéresser à cette gigantesque et foisonnante oeuvre littéraire.

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6 thoughts on “Guerre et paix. Leon Tolstoï

  1. Eh bien eh bien, en voilà une belle chronique ^^ On sent la passion au fil des lignes. Bon, j’avais déjà envie de le lire, mais maintenant, je sais pourquoi. Toutes ces histoires en arrière du front, mais également les commentaires de l’auteur (ce que je viens de découvrir) me donnent envie de commencer cette œuvre. Peut-être en 2017 ^^

    1. Moi aussi, j’ai été très surprise de découvrir que Tolstoï émettait quelques théories à l’intérieur même de ce roman. C’est vrai qu’un gros livre comme ça, ce n’est pas évident de le caser, mais je trouve que la récompense vaut la peine de s’y mettre

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