Prime time. Jay Martel

Pour le challenge Pioche dans ma pal, sur Livraddict, Stellade m’avait choisi deux romans : Le doute, de S.K. Tremayne, et Prime Time, de Jay Martel. Je vous donc vous parler de ce deuxième roman.

 

 

Synopsis

A l’insu de ses habitants, la Terre est depuis des décennies le programme de télé réalité le plus suivi de la galaxie. Tous se régalent depuis longtemps des aventures des Terriens, ces êtres primaires, aussi stupides qu’arrogants, qui, à force de guerres, de pollution, de décisions irrationnelles, s’approchent chaque année un peu plus de l’autodestruction.
Leurs aventures sexuelles, religieuses, politiques ont souvent été irrésistibles. Puis, peu à peu, l’audience s’est mise à chuter. Les spectateurs se sont lassés. Inutile d’épiloguer : vous faites partie du spectacle, après tout, vous savez ce qu’il en est. Aussi les producteurs ont-ils décidé d’arrêter les frais. Et ils préparent en secret un dernier épisode destiné à marquer durablement les esprits : la fin du monde, prévue dans trois semaines. Un seul homme, bien malgré lui, va avoir la possibilité de sauver la planète. Scénariste has been un peu déplumé et travaillé par une libido dévorante, Perry Bunt va en effet lever le voile sur la conspiration. Hélas pour nous, il n’a pas grand chose d’un héros !

 

Mon avis

Alors, alors. Le postulat de départ, j’ai totalement adhéré ! Une sorte de Truman Show intergalactique, où nous, petits terriens, serions au centre de toutes les curiosités de l’univers, je trouvais ça carrément fun. Ajouté à cela l’histoire du gars qui n’a rien demandé à personne, mais qui doit sauver notre planète, je me suis dit que ça pourrait donner un truc plutôt sympa. Et pour couronner le tout, l’histoire promettait d’être plutôt drôle. Bref, tout ça m’a donné envie de m’atteler à ce roman.

Alors, oui c’est drôle, oui y a plein de parodie, et de situations capillotractées qui m’on fait rire sur le coup. Malheureusement, je n’ai pas accroché à l’histoire, qui m’a finalement vite ennuyée, mais je n’ai pas non plus adhéré au style de l’auteur.

L’histoire en elle-même n’est pas foncièrement mauvaise, et les bonnes idées sont là. Le héros, faussement anti-héros, m’a bien plu, j’ai souri de le voir galérer dans sa mission à sauver le monde. Les événements s’enchaînent bien, même si certains auraient pu être raccourcis sans nuire à la qualité du roman. Donc sur le fond, je dirais que Prime Time ne m’a pas trop déçu.
Ce qui m’a en revanche plus contrariée, c’est le côté parodique, satire de notre société. En effet, Jay Martel s’obstine à tout passer en dérision : les médias, la télé-réalité, nos habitudes de consommations… Bref tout est bon pour être critiqué. Le problème c’est que j’ai eu une impression de trop plein de critiques, voir de moqueries. Non pas qu’il ait tord dans ses propos, mais à long terme, j’ai commencé à trouver cela pesant, ce qui m’a empêché de savourer l’histoire.
Finalement, j’ai eu ce sentiment que l’auteur s’attachait plus à critiquer la société plutôt qu’à construire une histoire.

En conclusion, ce roman n’est pas nul, mais je suis restée sur ma faim.

 

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2 thoughts on “Prime time. Jay Martel

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