Idaho. Andria Williams

Je sais pas vous, mais moi j’ai passé des chouettes vacances. Une semaine à Vienne avec toute la famille, et une semaine à Cannes. C’est beau Cannes… mais niveau plage, je préfère Saint-Jean-de-Monts. Car aucune plage ne vaut Saint-Jean-de-Monts. Durant ces vacances d’août, je n’ai pas énormément lu. Pas vraiment le temps. Par contre en juillet oui, j’ai lu beaucoup. En même temps, être immobilisée presque un mois à cause du fracture de la malléole (l’os de la cheville), ça te force à trouver des occupations, comme la lecture ou le visionnage de séries.
Entre autre, j’ai lu Idaho, grâce à mon partenariat avec le site Netgalley. Je remercie donc le site, ainsi que les éditions Kero pour m’avoir fait parvenir le roman… Et m’excuse pour avoir tardé à rédiger cette chronique.

 

 

Synopsis

Etats-Unis, 1959. Lorsque Paul est muté à Idaho Falls, sa femme, Natalie, et leurs deux petites filles s’installent avec lui dans une base militaire au milieu du désert. Au cœur de cette communauté isolée, il est difficile de se lier d’amitié et dangereux de se faire des ennemis. Dans un climat étouffant de secrets et de trahison, leur mariage résistera-t-il aux tensions qui montent inexorablement ?

 

Mon avis

En voyant la couverture du roman, je m’attendais à une lecture légère d’été. Sauf qu’en fait non, ce roman n’est pas si léger et frais que cela.
Idaho est un roman de fiction se basant sur des faits réels peu connus, et qui pourtant ont eu un certain impact sur la sécurité du nucléaire par la suite, car c’est d’un accident nucléaire dont il s’agit.

Dans ce récit, nous suivons Paul, tout fraîchement muté avec sa famille à Idaho falls, base militaire située en plein désert. Il va travailler dans l’usine nucléaire. Nouvelle région, nouveau travail, nouvelle vie pour lui, mais aussi pour sa femme Natalie. Elle qui a grandi au bord de l’eau, habituée aux grands plongeons et à cette liberté que lui procure l’océan, va devoir s’adapter à cette nouvelle vie en tant que femme de militaire. Or, entre les commérages, les mesquineries et autres amitiés plus ou moins vraies, Natalie a du mal à se faire à tout ça. Rappelons que nous sommes au début des années 60, en pleine période du Maccarthysme, et qu’il est donc de bon ton d’épier ses voisins, des fois qu’ils aient pactisé avec l’ennemi communiste. Et puis même. Epier les voisins, et surtout les voisines, afin de colporter le meilleur ragot de la ville, c’est pas mal aussi. Sauf que Natalie, c’est une femme libre et qui n’a que faire des convenances sociales que veulent imposer les autres femmes. Malheureusement, elle en paiera le prix au sein même de son couple, et c’est une vraie bataille que vont devoir engager Paul et Natalie pour affronter les moments difficiles que traverse leur relation de couple.
En parallèle, il y a le travail de Paul : sa fonction au sein d’un réacteur nucléaire, et les inquiétudes autour de la sécurité de ce dernier. Oui mais, dire au boss qu’une défaillance peut être dangereuse pour la sécurité du réacteur mais aussi pour la ville, et bien c’est dangereux. Paul va en faire les frais, ce qui ne va pas arranger ses relations avec Natalie.

J’ai trouvé ce roman très intéressant et bien écrit, mais n’en ferais pas un coup de cœur. Si les deux thèmes principaux du romans sont bien traîtés, j’ai toutefois trouvé qu’il y avait quelques inégalités.
L’auteure nous emmène au sein de cette famille tout juste débarquée dans cette région désertique, et elle le fait plutôt bien. Je revois cette scène où Natalie décide de plonger du haut d’une falaise, comme un dernier au revoir à cette liberté qu’elle chérissait tant, et qu’elle laisse derrière elle. Une image qui pour moi marque bien l’essence de ce couple. J’ai entièrement adhéré à la manière dont l’auteure nous dépeint la relation entre les deux protagonistes, j’ai suivi leur évolution avec intérêt.
La vie à Idaho Falls, et notamment celle vécu par Natalie, en compagnie des autres femmes de militaire est également très bien retranscrite. J’ai vraiment ressenti cette atmosphère où l’on s’observe, s’assure des conventions et pointe du doigt celles qui oseraient ne pas se conformer à la bienséance.
Enfin, l’intrigue autour du nucléaire est bien ficelée, mais j’avoue que je l’aurais aimée plus développée. J’ai parfois eu l’impression qu’elle était là pour meubler le roman, et du coup perdait de son intérêt, notamment dans la première moitié du roman. Et de ce fait, j’ai trouvé que le personnage de Paul était moins bien réussi que Natalie. Paul m’est resté trop distant, moins impliqué que Natalie dans l’intrigue. Les derniers chapitres vont quelque peu rééquilibrer la tendance, mais je déplore que cela arrive trop tardivement.

En définitive, Idaho est un bon roman, certes quelque peu inégal dans son sujet, mais qui possède une intrigue fort intéressante, servi par une très belle narration de la part de l’auteure.

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