Le coeur entre les pages. Shelly King

Faut que je vous avoue un truc. Depuis mon immense déception de La bibliothèque des coeurs cabossés, je me méfie des livres qui parlent de livres et de bibliothèques. J’ai peur de retomber à chaque fois dans le même style d’histoire, le même stéréotype de personnage principal. Mais voilà, j’ai eu envie de tenter de nouveau l’aventure avec Le cœur entre les pages. Parce qu’après tout, nul n’est à l’abri d’une bonne surprise…. Je remercie donc Netgalley et les éditions Préludes pour m’avoir permis cette lecture.

 

 

Synopsis

Maggie, 34 ans, vient d’être licenciée de la start-up branchée de la Silicon Valley où elle travaillait. Que faire sinon traîner au Dragonfly, la pittoresque librairie de livres d’occasion ? Lassé de la voir végéter, Dizzy, son meilleur ami, lui propose de participer à un club de lecture. Au programme : L’Amant de Lady Chatterley. Dans l’édition ancienne qu’elle déniche, Maggie découvre une mystérieuse correspondance amoureuse… Cette découverte va bouleverser la vie de la jeune femme et celle de la petite librairie menacée de fermeture par la concurrence. Le tout sous les yeux espiègles de Grendel, le chat qui a élu domicile parmi les rayonnages.

 

Mon avis

Alors, ai-je bien fait de me lancer dans cette lecture ? Oui et non.
Je suis loin du coup de cœur, mais je n’ai pas détesté non plus. En fait, c’est typiquement le genre de livre que je ne trouve pas foncièrement mauvais, mais que si je ne l’avais pas lu, ne m’aurait pas manqué.

Donc l’histoire. Maggie, jeune trentenaire affairée à la Silicon Valley, fraîchement licenciée, s’occupe comme elle peut dans la vieille librairie du coin. Elle se voit proposer de participer à un club de lecture où il sera question de lire L’amant de Lady Chatterley. Pourquoi pas ? Se dit Maggie ! Mais quand cette dernière va découvrir une correspondance entre les pages du roman, celle-ci va changer la donne aussi bien pour la jeune femme que pour la librairie.

L’idée de cette correspondance cachée m’a tout de suite séduite. Et c’est d’ailleurs pour ça que j’ai eu envie de lire le roman, bien plus que pour l’histoire de la librairie. Et je dois reconnaître que je l’ai trouvée plutôt touchante, cette correspondance. J’ai beaucoup aimé le mystère qui plane autour des deux auteurs de cet échange, aussi bien dans la forme que sur le fond.
J’ai également bien apprécié la confrontation entre le monde de la Silicon hyper branchée, où tout se bouscule et va très vite, et cette librairie qui semble appartenir à un autre monde m’a beaucoup plu, d’autant plus qu’on ne tombe pas dans le cliché du genre. Les deux univers se font face sans réellement s’affronter.

Le hic, c’est que d’abord, j’ai trouvé trop de longueurs au récit. A divers moments, j’ai eu envie de sauter quelques pages car ça n’avançait pas assez vite à mon goût.
Ensuite, il y a les personnages. Ils ne m’ont pas laissé un souvenir impérissable. A commencer par Maggie qui ne m’a pas séduite plus que cela. En fait, je suis restée finalement très indifférente par rapport à son histoire personnelle, dans laquelle j’ai vraiment eu du mal à entrer. De même que si j’était toute contente de découvrir cette librairie qu’est le Dragonfly, je ne m’y suis jamais vraiment sentie à l’aise. L’histoire ne m’a pas donné envie d’aller flâner dans ses rayons, de m’asseoir pour ouvrir un de ces livres d’occasion. Ce qui en soit est un peu bête, parce que c’est le nerf du roman.

Même si j’ai quand même préféré ce roman à la Bibliothèque des coeurs cabossés, il ne restera pas gravé dans ma mémoire.
En plus, dans les deux livres il y a un chat sur la couverture et/ou dans l’histoire, et moi je suis allergique au chat ! 

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