Croc-blanc. Jack London

Quand j’étais petite, j’avais lu Croc-blanc pendant des vacances d’été. Je me souviens c’était une édition double-face, avec d’un côté le récit, et de l’autre côté un intitulé « et si c’était par la fin que tout commençait ? », où il y avait des explications sur le textes, des jeux, etc. En tout cas, je gardais un très bon souvenir de l’histoire, et j’ai eu envie de le relire récemment, mais cette fois-ci en anglais.

 

 

Synopsis

Fils d’une louve et d’un chien de traîneau, Croc-Blanc connaît bien la loi du Grand Nord : manger ou être mangé.
Sa rencontre avec les hommes, ces dieux faiseurs de feu sera décisive. Sous l’autorité de son premier maître, il devient chien de traîneau. Mais un autre maître, sanguinaire et brutal, l’engage dans de cruels combats et réveille sa sauvagerie. De l’instinct du loup ou de celui du chien, lequel l’emportera ?

 

Mon avis

Et bien je suis très contente d’avoir relu ce roman, car si j’en gardais un très bon souvenir, le fait de le relire avec un œil plus adulte, m’a bien sûr permis d’appréhender cette oeuvre différemment.
Evidemment, à l’époque j’avais été émue par le destin de croc-blanc et finalement c’est à peu près la seule chose dont je me souvenais. Cette fois-ci, ce sont tous les aspects de ce livre qui m’ont touchés. Que ce soit Croc-blanc, mais également le rapport des hommes face à la nature et aux animaux, et enfin les liens entre les animaux de la meute, la hiérarchie qui y est instaurée.

Donc, Croc-blanc, c’est l’histoire d’une meute de loups, d’un loup, mais c’est surtout une histoire qui met la nature au premier plan. Imaginez ! Le grand-nord, des espaces enneigés à perte du vue… Des vues qui vous donnent des sensations, des envies de liberté à l’infini. Même si les hommes sont présents, nous sommes bien sur le territoire des loups. Une nature belle, sauvage, mais une nature qui ne laisse aucun répit aux plus faibles. Et cela, Jack London nous le fait bien ressentir dans ses descriptions. Derrière la beauté de la nature, on sent poindre le danger qui guette.
Et le danger, parlons-en justement. Car il y a bien sûr la dureté du climat qui rend le territoire hostile, mais l’Homme n’est pas en reste dans cette histoire, loin s’en faut. L’Homme se montre trop souvent le plus cruel des protagonistes, et l’on comprend aisément pourquoi le loup rechigne à se fier à l’espèce humaine.

En fin de compte, Croc-blanc est loin d’être une gentille histoire d’un mignon petit loup. Croc-blanc, il n’est pas si gentil que ça en fait ! Mais peut-on être gentil lorsque l’on doit lutter à chaque instant pour sa survie ? Que son maître nous oblige à faire des combats de loups dans des conditions extrêmes ? Certes, le loup sera sauvé par un homme à l’âme plus tendre que son cruel maître, mais la confiance se gagne, se mérite.

En débutant ce livre, j’avais une crainte : trouver une fin moralisatrice « les animaux sont gentils, les hommes c’est tous des méchants ». Parce que bon, j’avais en tête une gentille histoire de loup qui lutte contre sa survie et va affronter des méchants hommes qui veulent dompter la nature dans tous ses états. Et bien pas du tout ! Nous sommes vraiment dans un message d’alerte, une mise en garde sur la conséquence de nos actes, mais en aucun cas je n’ai eu l’impression que l’auteur se posait en donneur de leçons. Et ça, j’apprécie énormément.

En conclusion, Croc-Blanc est un roman pas si jeunesse que cela, avec des scènes pas si douces que cela. Je ne regrette absolument pas de m’être replongée dans ce récit qui met la nature, l’homme et les loups au coeur de son histoire.

 

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