Le meilleur des mondes. Aldous Huxley

C’est sur les conseils d’une amie que j’ai décidé dernièrement de lire Le meilleur des mondes. Nan parce que vous comprenez, quand elle m’a dit que « Quoiiiiii ? T’as pas lu Le meilleur des Mondes ?????? Mais il faut absoooooolument que tu le lises !! » (En vérité, il y avait encore plus de « O » dans « absolument »), me suis dit qu’il était temps de réparer cette erreur.

 

 

Synopsis

Défi, réquisitoire, utopie, ce livre mondialement célèbre, chef-d’oeuvre de la littérature d’anticipation, a fait d’Aldous Huxley l’un des témoins les plus lucides de notre temps.
Aujourd’hui, devait écrire l’auteur près de vingt ans après la parution de son livre, il semble pratiquement possible que cette horreur s’abatte sur nous dans le délai d’un siècle. Du moins, si nous nous abstenons d’ici là de nous faire sauter en miettes… Nous n’avons le choix qu’entre deux solutions : ou bien un certain nombre de totalitarismes nationaux, militarisés, ayant comme racine la terreur de la bombe atomique, et comme conséquence la destruction de la civilisation (ou, si la guerre est limitée, la perpétuation du militarisme) ; ou bien un seul totalitarisme supranational, suscité par le chaos social résultant du progrès technologique.

 

Mon avis

Bah c’est qu’elle avait raison, la copine !! Le meilleur des Mondes est un livre qu’il faut avoir lu dans sa vie. Parce que la portée thématique du roman est forte, parce que c’est un livre qui pose question… Et paradoxalement, il ne fait pas partie de mes romans préférés.
Oui, oui. Là, je suis en train de te dire que ce n’est pas le meilleur roman que j’ai pu lire, loin de là, mais que je suis prête à le conseiller à la terre entière, et prête à en parler, jusqu’à ce que le monde entier l’ait lu.

Le livre débute dans un établissement plutôt particulier : on y trie des futurs bébés selon des codes génétiques prédéfinis, qui vont déterminer le restant de leur vie. Ici, pas de mères, pas de papas émus aux larmes à l’arrivée de rejeton. Non, tout est programmé pour faire des futurs êtres humains parfaits. Et là déjà, un frisson te parcourt l’échine. Parce que voyez-vous, le but est de maintenir une société parfaite, où le malheur n’existe pas. Alors, tu te dis que ok, ce serait cool un monde sans malheur… Sauf que ce qu’on te propose c’est carrément un « bonheur obligatoire ». Genre, t’as pas le droit d’être triste, il est interdit de pleurer la mort de quelqu’un… Et finalement, tu te dis que l’obligation d’être heureux, ce n’est pas si cool que ça. Parce que tu n’as plus rien pour compenser cet état d’esprit, tu ne sais plus trop ce qu’est le vrai bonheur, puisque c’est dans mœurs. En clair, tu comprends que ce monde, c’est un monde totalement déshumanisé. Ça craint du boudin.

Mais au fait, ça consiste en quoi au juste, une société parfaite ? C’est simple, la société parfaite consomme, jette, dépense, consomme, jette, dépense, consomme…
C’est dingue comme ça peut faire penser à notre époque contemporaine… Et c’est là que t’annonce que le roman a été écrit en 1931. Oui, Aldoux Huxley fait partie de ces écrivains visionnaires… pour notre plus grand bonheur littéraire, mais notre plus grand malheur réaliste…

Evidemment, dans ce monde utopique, tout n’est pas aussi parfait que le voudrait le gouvernement. Il y a cette réserve de sauvages, un endroit où des gens vivent comme avant la grande révolution Ford… c’est-à-dire des marginaux qui fondent encore des vraies familles (les vilains !). Et justement, parmi les hommes de ce merveilleux monde, il y a Bernard Marx. Il fait parti de la caste des Alphas, ces gens grands et beaux. Sauf qu Bernard, il est petit et gros. C’est le vilain petit canard ! Et Bernard, il commence à se poser des questions sur sa vie, sur ce qui l’entoure. Un jour, il va proposer à sa copine Lenina d’aller avec lui dans la réserve de sauvages. Ils vont y rencontrer John, qui va revenir avec eux dans le grand centre d’incubateurs. Une rencontre qui va avoir un certain effet sur quelques personnes.

Quand t’as lu Le meilleur des mondes, tu te dis que finalement l’utopie ce n’est pas si idyllique que ça !! Certes, il y a des choses dont on se passerait bien dans notre monde actuel, mais quand même… Si nous ne pouvons plus avoir notre libre-arbitre, où va-t-on ? En plus, c’est une société où l’on ne peut même pas parler de sexualité ! La lose.
Dans ce roman, l’auteur pose question sur notre société, sur son évolution, et à l’instar de Ray Bradburry ou George Orwell, même 80 après, la portée de ses mots sonne terriblement juste.
Alors oui, en lisant ce roman, j’ai frissonné en m’imaginant ce monde utopique, ce monde inhumain… Mais au-delà de cette société aseptisée, il y a une chose qui m’a profondément marquée : le fait que les gens acceptent d’être annihilés de tout sentiment, qu’il se complaisent dans un bonheur sans se poser de question… bref qu’ils perdent la chose la plus fondamentale qui fait que l’Homme est Homme : Leur liberté de penser.
Et pour tout ça, et bien oui, Le meilleur des mondes est dans la liste des livres qu’il faut avoir lu dans sa vie.
Et si je vous disais plus haut qu’il ne faisait pas partie de mes romans préférés, c’est tout simplement que le style de l’auteur en lui-même ne m’a pas touché. J’ai trouvé qu’il y avait quelques lourdeurs dans le récit. Au début, j’ai cru que le style ne me plaisait pas, car le début du roman est assez ardu, avec beaucoup d’explications. Mais en fait non. Même par la suite, je n’ai jamais vraiment accroché à la plume d’Aldous Huxley.

M’enfin, quoiqu’il en soit si vous n’avez pas encore lu Le meilleur des mondes, je n’ai qu’une chose à vous dire : Lisez-le !!

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