Kimiko aux enfers. Thierry Gagnon

Je vais commencer ce billet en présentant mes plus plates excuses à Livraddict et aux éditions NUM. En effet, il s’agit d’un partenariat, et j’ai quelque peu traîné à écrire ma critique. Le pire c’est que ça fait 15 jours que j’ai terminé le livre !!!

 

 

Synopsis

Prise au milieu d’un conflit millénaire entre les dieux de l’Olympe, Kimiko doit traverser les Enfers grecs et trouver le moyen de sauver les âmes de ses parents, injustement condamnés à une après-vie qui n’est pas la leur. Armée seulement de son courage et de son téléphone, elle devra faire face aux monstres terrifiants, aux hordes d’âmes désespérées, et aux dieux à bout de nerfs qui se dresseront sur son chemin.
C’est ainsi que commence une vaste épopée qui explore la collision entre le monde des légendes et le nôtre.

 

Mon avis

Une histoire qui mêle mythologie et époque contemporaine, moi ça me bottait bien ! Je trouvais qu’il y avait un bon postulat de départ, me donnant envie de me plonger dans cette histoire.
Malheureusement, le roman n’était pas à la hauteur de mes attentes. Je n’ai pas détesté, mais il m’a manqué beaucoup de choses pour apprécier pleinement ma lecture.

Kimiko est une jeune fille de 12 ans, en voyage en Grèce avec ses parents. Et elle se demande bien ce qu’elle fout là, à regarder des vieilles ruines, alors qu’elle pourrait être tranquille à l’hôtel, à regarder la télé. Par chance il pleut, et son groupe de touristes va pouvoir quitter ce lieu chiant à mourir qu’est le Parthénon. Ce qui est bête, c’est qu’elle a oublié son portable…. et vivre sans son portable, c’est la loose. Ce qui est encore plus bête, c’est qu’en retournant sur le site, elle va faire une rencontre un peu étrange, qui va provoquer des choses encore plus étranges. Parce que bon, tout le monde n’a pas la chance de rencontrer Hermes et Prométhée tous les jours. Et tout le monde n’a pas la (mal)chance de voir ses parents tuer par Hermes en personne.
Ce que Kimiko ne sait pas encore, c’est qu’entre Hermes et Prométhée, ce n’est pas le grand amour. Une histoire de vol de feu Divin, de barrière entre les Dieux et les Humains… bref des petites querelles Divines. Ouep, si l’Homme croit avoir inventé la vengeance, il se trompe ! Et la jeune adolescente va vite s’en rendre compte.

Par rapport à la taille globale du roman, j’ai trouvé que l’intrigue mettait un peu trop de temps à se mettre en place. L’histoire de l’ado désabusée, des parents dépassés, mais tout heureux d’être en voyage en Grèce… ok c’est sympa, mais il y a quelques longueurs inutiles, selon moi. Et puis Prométhée est arrivé ! Et là, j’étais heureuse, parce que l’intrigue prenait un tournant, des nouvelles actions arrivaient. Bref, je sentais que le roman allait enfin pouvoir décoller. D’ailleurs, j’ai été par la suite assez séduite par ce que je découvrais. J’ai fait connaissance avec Hermes et Prométhée, une petite piqûre de rappel sur la Mythologie au passage, ce qui ne fait jamais de mal pour mon cas.
Kimiko va devoir effectuer un long voyage au coeur de l’enfer. Et bien sûr, ce ne sera pas de tout repos. Parce que Cerbère et les autres créatures de l’enfer ne sont pas prêtes à lui faire bon accueil. Cette plongée dans le monde souterrain m’a d’un côté bien plu, notamment grâce à son mélange entre Mythologie et époque contemporaine. Mais aussi grâce au caractère de la jeune fille. Kimiko, qui au début du roman me paraissait un peu trop désabusée, voir trop « cliché de l’ado d’aujourd’hui », devient de plus en plus attachante au fil de son aventure. Elle a un côté à la fois détaché et innocent que j’ai apprécié, et puis elle a une sacrée répartie, et ça c’est bon !!
D’ailleurs, il n’y a pas qu’elle qui a de la répartie. Les Divinités sont capables de bien des surprises… Comme par exemple tenter de s’adapter à l’époque moderne en essayant de payer Chiron en carte bancaire…
Cependant, tout ne m’a pas plus dans ces enfers. J’ai été déçue de ne pas ressentir plus de crainte en croisant les différentes créatures. Hermes, comme Chiron ou Cerbere ne m’ont pas impressionnée plus que cela, et je le regrette. J’aurais tellement aimé ressentir cet ascendant des Divinités sur l’Homme…
Toutefois, la fin du texte apporte un renouveau qui est loin d’être inintéressant. Des nouveaux personnages font surface, et j’ai senti qu’ils pouvaient apporter un petit plus pour la suite de l’intrigue. Moi qui, au milieu du roman, étais convaincue que je ne lirai pas la suite de la saga, je me dis que, finalement, j’ai bien envie de savoir ce qui va se passer ensuite.

En conclusion, Kimiko aux enfers a de bons atouts de départ. J’ai aimé redécouvrir ce monde des enfers, et notamment les différents Dieux, ainsi que les liens entre eux. En revanche, je n’ai pas été aussi passionnée que je l’aurais voulu, à cause d’une intrigue qui a parfois tendance à stagner, et surtout à cause de créatures de l’enfer qui ne m’ont pas procurées la crainte que j’espérais. Je suis toutefois curieuse de connaître la suite, en espérant que l’intrigue décolle un peu plus.

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3 thoughts on “Kimiko aux enfers. Thierry Gagnon

  1. L’idée de départ du roman est alléchante ! Après, en lisant ton billet, j’ai un peu peur d’être déçue ^^ Mais comme on dit « Qui ne tente rien… » Merci 🙂

  2. Merci pour cette belle critique, même si mon roman n’a pas pu entièrement rejoindre vos attentes. Il est vrai que j’ai plus tendance à vouloir ridiculiser les dieux que les faire paraître terrifiants. Je suis content que la fin a réussit à piquer votre intérêt pour la suite (qui est en cours d’écriture.) 🙂

    1. Merci d’avoir pris le temps de lire ma critique ! Comme je le dis, même si je n’ai pas tout aimé, j’ai tout de même passé un bon moment de lecture. Je lirai donc très certainement la suite avec plaisir 🙂

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