Kushiel, tome 1 : La marque. Jacqueline Carey

Avant de partir en vacances, cet été, j’ai flâné un peu sur le site d’Amazone en quête d’une lecture à charger sur ma liseuse. Bon, ce n’est pas comme si je partais que deux semaines et que j’avais déjà une cinquantaine de livres déjà chargés, bien sûr… Bref, j’ai repéré la saga de Jacqueline Carey. Le synopsis m’a bien plu, j’ai eu envie de tenter.

 

 

Synopsis

Phèdre nô Delaunay a été vendue par sa mère alors qu’elle n’était qu’une enfant.
Habitant désormais la demeure d’un haut personnage de la noblesse, pour le moins énigmatique, elle y apprend l’histoire, la théologie, la politique et les langues étrangères, mais surtout…
les arts du plaisir.
Car elle possède un don unique, cruel et magnifique, faisant d’elle une espionne précieuse et la plus convoitée des courtisanes.
Rien ne paraît pourtant lui promettre un destin héroïque.
Or, lorsqu’elle découvre par hasard le complot qui pèse sur sa patrie, Terre d’Ange, elle n’a d’autre choix que de passer à l’action.
Commence alors pour elle une aventure épique et déchirante, semée d’embûches, qu’il lui faudra mener jusqu’au bout pour sauver son peuple.

 

Mon avis

Les premières pages de lectures n’ont pas été aisées. Il y avait pas mal d’informations, des personnages et des lieux à découvrir. L’auteure nous familiarise avec son univers, et j’avoue qu’au début j’ai eu peur de m’y perdre. Et puis peu à peu, je me suis laissée prendre par l’histoire, j’ai appris à connaitre les différents personnages, et j’ai été totalement emportée par l’intrigue.

Si au début, j’ai trouvé le synopsis attirant, au fur et à mesure, j’ai découvert une histoire bien complexe, dont chaque personnage tire les ficelles à sa manière, et qui donne au final une histoire aux enjeux géopolitiques des plus intriguants mais également des plus passionnants. Très honnêtement, je ne m’attendais absolument pas à découvrir un plan historique aussi bien décrit…

Donc, ce premier tome, c’est un entremêlement de relations entre les personnages. Il y a du politique, du mariage, des relations maître esclave, ou maître élève, et les plus mal lotis ne sont pas forcément ceux que l’on s’imagine…

Le personnage principal, Phèdre, est une courtisane destinée à devenir également l’espion de la couronne de Terre d’Ange. Evidemment, devenir espion n’est pas sans conséquence, surtout quand de nombreux complots se trament en tout sens… Quand à devenir courtisane, et bien cela aussi s’apprend !
La première partie du roman se concentre donc essentiellement sur l’apprentissage de la jeune femme dans son nouveau rôle. Une partie qui présente peu d’action en soit, mais qui reste tout de même une lecture bien intensive, compte tenu des nombreux renseignements qui commencent à pointer ça et là. Dès le début, le personnage de Phèdre m’a plu. Ni trop timorée, ni casse-cou sans raison, elle fait partie de ces héroïnes qui ont du caractère sans pour autant paraître « grande-gueule ». A la fois soumise, indépendante, forte, secrète… Phèdre intrigue autant que les complots qui se jouent dans le royaume. Mais la seconde partie du roman va voir les choses s’accélérer, et les actions devenir plus fréquentes. Certains personnages se font plus précis… ou plus ambigüs, les destins se mettent en place. Si dès le départ j’avais bien compris que Phedre était destinée à la prostitution et l’espionnage, je n’avais pas saisi que la jeune femme entretiendrait des relations faites de souffrances physiques avec ses clients. Et quand en plus tu comprends qu’elle y prend du plaisir, il y a de quoi rester perplexe. Mais ne nous y trompons pas ! Si le rôle de prostituée prend une part importante dans l’intrigue, ce roman n’est en rien une romance érotique, comme j’ai pu le lire dans certains résumés. L’érotisme est là pour servir une cause, et non en tant que but principal. Cette saga, c’est avant tout l’histoire de Terre d’Ange, d’un Royaume menacé, même si l’on ne sait pas encore précisément comment ou pourquoi. Et c’est l’histoire de Phedre, une jeune femme dont le destin encore bien incertain va sans aucun doute rester lié à celui de son Royaume et de son peuple.

Jacqueline Carey nous offre là un très beau début de saga. Et sa plume ne fait qu’accentuer la force du récit grâce à la richesse du vocabulaire. Ce roman ne fait pas partie de ces lectures dont je dirais que « les pages se tournent toutes seules », parce que non, justement. Non pas qu’il soit compliqué à lire, ni élitiste dans son style, mais  Kushiel est un roman qui pour moi mérite que l’on prenne le temps d’intégrer les éléments, aussi bien sur le fond que sur la forme. Et c’est ce qui fait, en partie, la force de cette histoire : Le fait que rien ne coule vraiment de source, aussi bien pour l’intrigue que pour le style.

Bref, tout ça pour dire que je lirai la suite avec le plus grand intérêt.

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5 thoughts on “Kushiel, tome 1 : La marque. Jacqueline Carey

  1. Coucou!
    Je suis totalement d’accord avec toi!
    J’ai adoré ce livre, je vais prochainement attaquer le tome 2 d’ailleurs (https://maedhros909.wordpress.com/2012/10/13/kushiel-jacqueline-carey/).
    C’est pour moi de la « bonne » fantasy et l’érotisme comme tu dis , sert le récit.
    Bisous à toi!
    https://lachambreroseetnoire.wordpress.com/2015/11/30/playlist-1/
    https://lachambreroseetnoire.wordpress.com/2015/12/03/mon-mois-de-novembre-en-tumblr-7/

  2. Sur la même longueur d’onde que toi, j’ai beaucoup aimé ce premier tome ! Tu me rappelles d’ailleurs qu’il faut absolument que j’attaque le deuxième dès que possible, merci 🙂

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