Cesare. Fuyumi Soryo

Je trouve que ça fait bien longtemps que je n’ai pas parlé Manga, ici ! En même temps, j’en lis très peu, donc ça s’explique ^^.
Cet été, alors que je cherchais l’inspiration dans le rayon manga, la gentille libraire de La librairie fantastique m’a orientée vers Cesare. Une intrigue qui se déroule en Italie pendant la Renaissance. L’amoureuse de l’histoire italienne que je suis a immédiatement été conquise par l’idée.

 

 

Synopsis

Naïf et studieux, Angelo da Canossa n’est guère armé pour la vie d’étudiant à l’université de Pise, lieu d’intrigues et de tensions dans l’Italie de la Renaissance. Son innocence résistera-t-elle à sa rencontre avec Cesare Borgia, rejeton d’une famille à la réputation sulfureuse, dont le père est sur le point d’accéder au Saint-Siège ?
Rivalités entre les différentes factions de l’université, machinations politiques et luttes fratricides, Angelo va partager les années de formation d’un jeune homme en passe de devenir l’un des personnages les plus fascinants de l’Histoire. À ses côtés, il croisera le chemin de certains de ses contemporains les plus célèbres, de Christophe Colomb à Machiavel en passant par Léonard de Vinci…

 

Mon avis

Quand on évoque les Borgia, je ne sais pas vous, mais moi je pense immédiatement à Lucrece et Cesare. Le frère et la sœur incestueux. Cesar, cet homme dépeint comme tyranique dans Le prince de Machiavel… Entre le mythe et la réalité, l’histoire de Borgia a fait couler beaucoup d’encre. Alors, j’ai trouvé ça intéressant de revisiter la vie de cet homme à travers un manga. Et ce qui l’est d’autant plus, c’est que ce n’est pas directement la vie de Cesare Borgia qui nous est racontée, mais celle d’Angelo da Canossa, un jeune florentin d’origine modeste, et surtout bien étranger aux diverses intrigues qui sévissent en Italie. Eh oui ! Nous sommes en plein quattrocento, les grandes familles se disputent la place de la papauté, quand ce n’est pas la direction d’une province ou d’une ville qu’elles ont en ligne de mire. Et au niveau international, ce n’est guerre mieux.
C’est donc dans cet univers que va se retrouver Angelo, et le moins que l’on puisse dire, c’est que ses débuts ne seront pas facile. Car tous les étudiants ne voient pas forcément d’un bon œil l’arrivée d’un gars du peuple. Mais sa rencontre avec Cesare Borgia, dont la réputation le précède déjà, en raison de sa mère que l’on dit catin et de son père qui n’aspire qu’à devenir le prochain pape, va changer le destin du jeune homme.

Ce premier tome est encore peu bavard sur les personnages et l’importance que chacun va prendre dans l’histoire, mais augure tout de même une belle intrigue. En effet, celle-ci se dessine peu à peu, notamment dans la seconde partie du manga, et je suis vraiment curieuse de voir comment vont évoluer les personnages. Surtout Cesare, dont le mystère qui l’entoure reste encore très présent.
En revanche, le décor est déjà bien planté, et on peut dire que l’auteur a fait un travail remarquable de ce côté-ci. A travers les yeux d’Angelo, on découvre l’université de Pise, qui était une des plus grande d’Europe à l’époque, et surtout son fonctionnement bien particulier. Aussi bien à travers les dessins que par le biais du récit, l’auteure nous emmène dans une Italie de la Renaissance très réaliste. L’auteur s’est documenté pour mettre en place son histoire, et ça se ressent.

En plus d’avoir une belle intrigue, ce manga est aussi fort agréable à regarder. J’ai apprécié la précision des costumes, les reproductions des lieux comme l’université de Sienne ou encore les rues de la cité, mais également la campagne italienne. Je trouve qu’il y a beaucoup de douceur dans le graphisme, ce qui peut parfois être déroutant lorsqu’il s’agit de scènes d’affrontement par exemple. Malgré tout, je ressentais bien ces scènes plus dures. J’ai également été surprise par le côté souvent très figé des dessins, mais qui n’enlevait en rien la dynamique de l’intrigue.

En conclusion, ce premier tome m’a fort convaincu, et j’ai très envie de connaître la suite.

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