Bird Box. Josh Malerman

La première fois que j’ai entendu parler de Bird Box, j’ai pensé à Pierre Perret. Bird Box = boîte à oiseau = cage aux oiseaux = regardez-les s’envoler c’est bôôôôô, chanté par des enfants dans une émission de Jacques Martin.
Aucun rapport.
Mais alors vraiment aucun….

 

 

Synopsis

Malorie élève ses enfants de la seule façon possible : barricadés chez eux. Dehors, il y a un danger terrible, sans nom. S’ils s’aventurent à l’extérieur, ce sera les yeux bandés pour rester en vie. S’ils ôtent leurs bandeaux, ils se donneront la mort avec une violence inouïe. Malorie a deux solutions : rester cachée avec ses enfants, isolée, ou bien entamer un terrifiant périple jusqu’au fleuve dans une tentative désespérée, presque vaine, pour rejoindre une hypothétique colonie de survivants. La maison est calme. Les portes sont verrouillées, les rideaux sont tirés, les matelas cloués aux fenêtres. Les enfants dorment dans la chambre de l’autre côté du couloir. Mais bientôt, elle devra les réveiller et leur bander les yeux. Aujourd’hui, ils doivent quitter la maison et jouer le tout pour le tout.

 

Mon avis

Alors franchement, ça faisait bien longtemps que je n’avais pas autant flippé en lisant un roman ! Pourtant, des histoires frissonnantes j’en ai lues quelques unes. Mais cette fois-ci, j’ai eu le sentiment d’une angoisse différente, limite j’hésitais à tourner la page, de peur de ce que j’allais découvrir. Et vous savez ce qu’il y a de plus terrible là-dedans ? Et bien c’est que, la raison de cette peur est bien plus suggérée que montrée. Elle est partout, et pourtant on la devine plus qu’on ne la voit. Et ça, pour les nerfs c’est compliqué.

Dans ce roman, nous suivons Malorie, une jeune femme d’une vingtaine d’années, et mère de deux enfants de 4 ans. Depuis des années, elle se terre dans une maison, car l’extérieur est empli d’un danger incommensurable. Un danger qui rend fou celui qui le voit. Sa seule chance de survie est de rejoindre un groupe de survivants. Mais pour cela, il va falloir sortir de la maison et affronter ce monde de dangers. Alors, elle a préparer ses enfants à oublier la vue et à augmenter la capacité de leurs autres sens.
Et c’est donc à travers les oreilles et les narines des personnages que nous nous aventurons dans ce monde hostile. Un univers où chaque bruissement de feuille, chaque voix devient un danger potentiel, mais surtout où le silence se présente comme la plus grande des menaces qui soit. Et ça, Josh Malerman sait très bien nous le faire ressentir.
Le récit alterne entre le présent, et 4 ans en arrière, au moment où Malorie était enceinte et que tout a commencé. Cela permet de voir comment cette chose qui provoque cette folie s’est peu à peu développée pour prendre possession de ce monde. Et forcément, le fait que l’auteur n’explique pas précisément  quel est ce danger augmente considérablement l’angoisse, aussi bien chez les protagonistes que chez le lecteur.

Déjà, j’ai trouvé que faire progresser le lecteur à l’aveugle, dans un monde apocalyptique apportait un certain renouveau dans le genre roman de fin du Monde. Mais ce ne fut pas ma seule bonne surprise.
Certes, les événements se déroulent aux Etats-Unis, mais il y a une dimension planétaire bien présente dans cette histoire, ce qui atténue un peu le côté seule l’Amérique peut faire face à la menace. Même si un peu quand même, il faut bien l’avouer.
Une autre chose qui m’a plu dans ce roman réside dans le fait que le changement ne concerne pas que les hommes, mais aussi les animaux. On voit que ces derniers sont altérés par cette menace, ne faisant qu’augmenter l’angoisse déjà bien pesante.

Alors voilà, j’ai espéré que Malorie arrive le plus vite possible dans cette communauté de survivants, parce que j’angoissais comme une malade à chaque instant… Et puis j’ai craint ce qu’elle allait réellement trouver si elle y arrivait… Et si ces survivants étaient également devenus fous ? Je me suis posée des tas de questions, comme si le simple fait de marcher aveuglément dans cette nature devenue inconnue n’était pas suffisant…

En résumé, vous l’aurez compris : J’ai flippé, angoissé, j’ai eu la trouille, et j’ai adoré ça !! Et si sur le coup je ne savais pas trop quoi penser du fait qu’on ne sache rien de cet ennemi, même à la toute fin du roman, avec le recul, je trouve l’idée encore plus grisante… ou glaçante. Au choix.
Quant au rapport avec un oiseau dans une cage… pour le savoir, il vous faudra lire le roman.

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8 thoughts on “Bird Box. Josh Malerman

  1. J’ai été complètement scotchée pendant la lecture de ce roman ! Et ton billet m’a replongée pendant quelques instants dans ce souvenir flippant mais assez jubilatoire 😉 Merci !

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