Satan était un ange. Karine Giebel

Quand tu fréquentes les forums et blogs littéraires, il y a des auteurs auxquels tu ne peux échapper. Parce qu’ils ont le vent en poupe. Karine Giebel fait partie de ceux-là. Et après avoir lu quelques critiques et résumés de ces romans, j’ai eu envie, moi aussi, de faire partie de ces gens qui parlent de Karine Giebel dans leur blog. Le ferai-je en bien ou en mal ? La réponse restait encore à déterminer. Alors j’ai lu Satan était un ange.

 

 

Synopsis

Tu sais Paul, Satan était un ange… Et il le redeviendra.
Rouler, droit devant. Doubler ceux qui ont le temps. Ne pas les regarder. Mettre la musique à fond pour ne plus entendre.
Tic tac… Bientôt, tu seras mort.
Hier encore, François était quelqu’un. Un homme qu’on regardait avec admiration, avec envie. Aujourd’hui, il n’est plus qu’un fugitif qui tente d’échapper à son assassin. Qui le rattrapera, où qu’il aille. Quoi qu’il fasse. La mort est certaine. L’issue, forcément fatale. Ce n’est plus qu’une question de temps. Il vient à peine de le comprendre.
Paul regarde derrière lui ; il voit la cohorte des victimes qui hurlent vengeance. Il paye le prix de ses fautes. Ne pas pleurer. Ne pas perdre de temps. Accélérer. L’échéance approche.
Je vais mourir.
Dans la même voiture, sur une même route, deux hommes que tout semble opposer et qui pourtant fuient ensemble leurs destins différents. Rouler droit devant, admirer la mer. Faire ce qu’ils n’ont jamais fait. Vivre des choses insensées. Vivre surtout… Car après tout, pourquoi tenter sans cesse de trouver des explications ?

 

Mon avis

François a rencontré Paul. Moi, j’ai rencontré Karine Giebel (enfin son roman ), et j’en suis fort aise, car j’ai aimé. Alors, je n’ai pas adoré, et ce roman ne figurera pas dans mon top 10 des romans préférés. Mais voilà, plusieurs personnes m’ont dit que ce n’étais pas son meilleur roman, et comme j’ai déjà bien aimé celui-ci, je me dis que les prochaines rencontres littéraires avec l’auteurs sont de bonne augure.

Quand j’ai commencé cette lecture, je n’avais lu que ce synopsis, et ne savais donc pas du tout quel serait le sujet traîté. Et oui, j’étais persuadée qu’il s’agissait d’une sombre affaire de corruption ou de meurtre, que François fuyait des malfaiteurs. Sauf que, je ne m’attendais pas du tout à ce genre de malfaiteur.
La rencontre en François et Paul est aussi hasardeuse qu’improbable. Deux hommes que tout oppose, ou presque, qui dans d’autres circonstances ne se seraient même pas accordés un regard. Mais ça, ce serait dans d’autres circonstances. Parce que des fois, la vie elle fait des coups-bas, elle te prend à revers… Les deux protagoniste fuient quelque chose. Une chose bien différente l’un de l’autre, mais qui pourtant va les amener à se lier, se faire confiance, et ils auront bien besoin de ça pour affronter leurs propres démons.

L’intrigue est bien ficelée, il y a des choses intéressantes et surprenantes, mais aussi beaucoup de facilités, notamment concernant le personnage de Valérie. J’ai trouvé qu’à plusieurs moments, l’auteure prenait des racourcis un peu faciles pour se dépêtrer d’une situation embarrassante. Et c’est pour cela que ce livre ne fait pas partie de mes préférés. Cependant, si j’ai envie de retenter une lecture de Karine Giebel, c’est parce que j’ai trouvé ces personnages absolument fascinants. J’ai adoré la façon dont elle nous embarque avec eux. Elle nous décrit leurs forces et leurs faiblesses avec une justesse incroyable. Comment ne pas être séduite par Paul, ce jeune homme nonchalant, toujours le bon mot à sortir ? Et en même temps, comment ne pas le craindre, avec toutes ses magouilles dont on ne connait au début, ni les tenants, ni les aboutissants ? Comment ne pas être émue par le destin de François ? Vraiment, on sent que les personnages sont travaillés, qu’il y a une réelle volonté de donner corps à ces personnages. Alors, même s’ils ne sont pas toujours des anges, même s’ils peuvent avoir des choix parfois très discutables, je me suis réellement attachée à eux. Le temps de ma lecture, Paul et François ont fait partie de ma vie. Enfin, de ma vie littéraire 🙂

Et tout ça, ça me donne sacrément envie de lire un autre roman de Karine Giebel.

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