Ça peut pas rater. Gilles Legardinier

Il faut que je vous dise un truc : Je n’aime pas les chats ! Je suis allergique, j’en ai un peu peur, et puis ça met des poils partout… Bref, les chats et moi on n’est pas copains. Mais n’empêche ! Quand je vois les couvertures des romans de Gilles Legardinier, bah je regretterais presque de ne pas aimer les chats. Si, si. Et donc, j’ai décidé de lire un des romans de l’auteur pour une lecture commune, dans le cadre d’un challenge.
Hem… Je vous le dis tout de suite que, comme une cruche, je n’ai pas lu le bon roman, et que du coup, je vais devoir lire un autre livre de l’auteur dans quelques jours ? La bonne nouvelle, c’est que j’ai aimé ça peut pas rater, et je suis donc ravie de découvrir des nouvelles aventures Legardinieresques.

 

 

Synopsis

Marie pensait avoir trouvé l’homme de sa vie, jusqu’à ce que son couple implose de façon brutale et scandaleuse. Anéantie, elle décide ne plus faire confiance aux mâles et surtout, ne plus rien leur passer. Ni dans sa vie privée, ni au travail.
Marie ne croit plus à l’amour, ce mirage source de tous les malheurs des femmes. Mais voilà, Marie a du cœur, une famille, des amies aussi tordues qu’elle et une soif de vivre qui n’a pas fini de la précipiter dans des plans impossibles.

 

Mon avis

Peut-être le savez-vous, ou peut-être pas, la chick-lit n’est pas, mais alors pas du tout mon genre littéraire préféré. Alors, quand j’ai vu sur Livraddict que le roman était classé dans cette catégorie, j’ai tiqué. Quand j’ai lu le synopsis, je n’étais pas emballée plus que cela. Sauf que le roman est écrit par un homme, et j’étais curieuse de voir ce que pouvait donner ce genre d’histoire d’un point de vue masculin. Ma curiosité a payé, j’en suis ravie, car même si l’héroïne a tout du personnage de chick-lit, je trouve que ce roman est  bien plus qu’une histoire de chick-lit. Ou du moins, l’auteur a su prendre toutes les bonnes choses du genre, et jeter les inconvénients à la poubelle.

L’histoire en elle-même, elle n’a rien de bien compliqué ni révolutionnaire : une nana qui se fait plaquer par son mec, qui a un travail intéressant mais un boss imbuvable, une super copine toujours gaie et toujours prête à la sortir des situations improbables, quand elle-même n’est pas en train de s’y fourrer… La nana qui en a marre des mecs parce que c’est tous des salauds, mais en même temps qui voudrait être sûre à 100% que la perle rare n’existe pas… La nana qui a plein de galère, mais quand même des gros coups de bol, du genre l’amie de la sœur qui cherche justement quelqu’un pour occuper son appartement dans les plus beaux quartiers de la capitale pendant un an, et ce à titre gratuit. Donc là comme ça, tu te dis que c’est du vu et revu. Sauf que Gilles Legardinier a le chic pour te raconter cela avec un ton d’une justesse incroyable. D’une histoire qui semble sans envergure, il arrive à en faire une épopée aussi loufoque que sensible, où chaque personnage, qui pourrait sembler stéréotypé au départ, finit par dévoiler une face bien complexe au fur et à mesure que l’on avance dans le roman. Je suis subjuguée par la faculté de l’auteur à s’approprier le caractère typiquement féminin de Marie (ok, j’suis pas sûre que cette phrase veuille vraiment dire quelque chose…). Et quand je vous disais que pour moi ce n’étais pas qu’une simple chick-lit, la voilà l’explication ! Marie est barrée, elle rejette les hommes qui sont tous forcément profiteurs, mais elle n’est pas nunuche, ni miss catastrophe (enfin, pas tout le temps). L’auteur sait nuancer ses personnages, sans tomber dans la caricature de la trentenaire désoeuvrée.

Alors, moi qui au début ne savais pas trop si la lecture me plairait, j’ai rapidement ressenti plein d’émotion lors de ma lecture. Tout d’abord des bonnes crises de rire, pour les réflexions de Marie, mais aussi pour les frasques de Valérie, une des collègues. J’ai eu des sourires en coin, pour ces moments de « philosophie de comptoir », parce que oui c’est vrai, nous les nanas (et les zommes) on aime bien parfois passer pour des incompris(e)s de la vie, et Gilles Legardinier sait parfaitement mettre cela en scène, de manière dérisoire, sans tomber dans la mauvaise caricature. Enfin, au-delà de l’humour, j’ai ressenti beaucoup de sensibilité et d’humanité dans la description des personnages, et notamment dans leurs relations les uns avec les autres (à quelques exceptions près, évidemment).

En résumé, je dirai que ça peut pas rater n’est pas un livre révolutionnaire, ce n’est pas le roman dont on se souvient pour sa prose exceptionnelle, mais c’est un livre qui se lit facilement, et surtout qui fait du bien. Un roman qu’il est bon de lire pour garder ou retrouver le sourire. Ce qui est déjà beaucoup.
Vous comprenez pourquoi je suis heureuse de lire très bientôt un nouveau livre de l’auteur ? ^^

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3 thoughts on “Ça peut pas rater. Gilles Legardinier

  1. C’est lequel que tu vas lire ? Ca peut pas rater est également le premier que j’ai lu de Legardinier et j’avais beaucoup aimé pour sa folie et pour l’impression qu’il avait été écrit par une nénette. Les autres sont tout aussi bien ! (et j’apprécie pas trop ta première phrase mais je ne relèverai pas… lol)

      1. Décidément tu les lis dans le même ordre que moi! 😛
        Je l’ai beaucoup aimé même s’il ressemble un peu à celui ci. Par contre les autres suivent un autre schéma mais sont tout aussi bien!

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