Les voyages de Gulliver. Jonathan Swift

Les voyages de Gulliver, je connaissais de nom. Enfin, j’avais surtout entendu parler de Lilliput. Et comme j’avais bien envie d’en savoir un peu plus sur Gulliver, j’ai profité de mes vacances pour le charger sur ma liseuse et le lire.

 

 

Synopsis

Gulliver est une figure légendaire. Le mot « Lilliputiens » est devenu un nom commun. Classique parmi les classiques, ce livre est un roman de genre : un héros embarqué sur un navire qui fait naufrage échoue sur une île… Dès lors, tout est possible, surtout les choses les plus extraordinaires. C’est une fabuleuse occasion pour un écrivain de déployer tous les trésors de son imagination, et Jonathan Swift n’en manque pas. Dans la première partie, son héros se retrouve prisonnier d’un peuple minuscule. Après avoir vécu moult péripéties, il rentre chez lui, mais le démon de l’aventure le pousse à repartir. Comme les naufrages étaient nombreux à l’époque (on est à l’aube du XVIIIe siècle), le voilà derechef poussé par les flots vers un autre pays surprenant. Mais, cette fois, c’est lui qui est nain parmi des géants.

 

Mon avis

Avant de débuter ma lecture, je m’attendais à lire quelque chose de drôle et léger. Finalement, j’ai vite découvert qu’il ne s’agissait pas seulement d’une histoire de voyages chez des êtres singuliers, mais plus précisément d’une critique de la société anglaise du XVIIIème siècle. Et si le fait d’avoir un fond d’histoire plus construit que je ne le pensais, c’est assez mitigée que j’ai refermé mon livre, ou plutôt éteint ma liseuse.
Au cours d’une expédition maritime, Gulliver va, de naufrage en naufrage, avoir l’occasion de visiter quatre contrées toutes aussi étranges les unes que les autres :
Lilliput, certainement la plus connue, habitée par des êtres de quelques centimètres seulement. Brobdingnag, où c’est Gulliver qui fait office de miniature. Laputa, une île volante bien particulière, appartenant à un pays où la science prend une place un peu trop importante, omettant l’essentiel pour la survie de ses habitants. Et enfin Hoyhahoms, un pays où l’on se demande qui de l’animal ou de l’homme est le plus évolué.

Les voyages de Gulliver, c’est une grande aventure fictionnelle, et il est vrai que croiser tous ces personnages aussi farfelus les uns que les autres, mais malgré tout bien réfléchis, est assez plaisant. La satire est omniprésente, l’humour ne manque pas, et j’avais bien souvent le sourire aux lèvres. Mais, la descriptions de ces peuples étranges est aussi et surtout l’occasion pour l’auteur de faire un parallèle avec la société anglaise de l’époque. Enfin, surtout ses travers !
Alors oui, j’ai bien compris qu’il y avait une moquerie plus ou moins camouflée du système de la justice, de la religion ou encore de la science. Et si j’en ai bien saisi les grandes lignes, car certaines choses sont universelles et intemporelles, j’ai eu malheureusement l’impression de passer à côté de certains détails, et donc de ne pas saisir l’ampleur de la critique sociale qui se cachait derrière ce récit. Quelque part, je me suis sentie frustrée de ne pas saisir tous les degrés de lecture.
Bien sûr, je n’ai pas boudé mon plaisir en faisant connaissance avec les Lilliputiens et leur drôle de conflit concernant un œuf à la coque. Pas plus qu’en me promenant sur Laputa, et en découvrant ces personnes immortelles, mais pourtant pas si heureuses, ni si enviées que ça pas les autres… Mais au final, je crois que j’en attendais plus. Quoi ? Je ne sais pas exactement. Peut-être de moins voyager et de mieux faire connaissance avec chaque peuple ? Parce qu’en y réfléchissant, (et au fur et à mesure que j’écris cette critique (que, je sais, j’aurais très bien pu mieux structurer, mais moi j’suis comme ça, j’aime bien écrire des avis de but en blanc)), je crois que c’est ça qui m’a frustré : l’impression de ne pas avoir le temps de bien connaître les contrées traversées par Gulliver.
A chaque fois que j’arrivais dans un nouveau lieu, en compagnie du protagoniste, j’avais l’impression de le découvrir à travers les yeux d’un enfant. C’est curieux, ça émerveille, ça fait rire, ça peut même faire peur. Et puis, passés quelques événements, c’est l’adulte qui prend le relai. Je fais plus ample connaissance avec ce petit (ou grand) monde, je comprends qu’il y a là-dessous des enjeux politiques, religieux, scientifiques ou humanistes. J’ai envie d’approfondir le sujet. Mais voilà que Gulliver doit se barrer, et moi je suis obligée de le suivre. Flûte !
Ensuite, j’ai également été frustrée par les récits de voyages entre deux contrées. Parce que, bah finalement il ne se passe rien ! J’ai même eu l’impression que Jonathan Swift n’avait pas eu envie de développer ses voyages, pour avoir le moins possible à faire à la réalité. C’est à peine s’il évoque ses retours en Angleterre, et quel dommage quoi ! Parce que justement, ça aurait pu être tellement intéressant d’appuyer les différences, les points communs d’avec les aventures de Gulliver…

Si j’ai souligné pas mal de points négatifs, ce roman n’en est pas pour autant mauvais, et la plume de l’auteur n’y est pas étrangère. Car malgré ses 300 ans, l’écriture est très agréable, et les quelques mots qui nous sont aujourd’hui désuets ne gâchent en rien la fluidité de la lecture. Le style n’est absolument pas lourd.

En conclusion, Les voyages de Gulliver est un livre sympa, mais que j’aurais aimé apprécier d’avantage.

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1 thought on “Les voyages de Gulliver. Jonathan Swift

  1. Je dois t’avouer que ce livre ne m’a jamais beaucoup tenté ; « liliputien » fait partie de mon vocabulaire, mais l’envie de lire l’œuvre à laquelle on doit ce nom ne s’est jamais fait ressentir. 😀 C’est dommage car le côté critique de la société anglaise du XVIIIème siècle doit être intéressant. Peut-être qu’un jour j’aurai la motivation pour m’y plonger, certains points que tu as soulevés m’intriguent ! ^^

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