Aeternia, tome 1. Gabriel Katz

Depuis le temps que j’entendais parler de Gabriel Katz et ses livres trop géniaux, je m’étais dit qu’il était temps, moi aussi, de me faire mon propre avis sur cet auteur. D’ailleurs, une des librairies que je fréquente l’avait invité en mai dernier. J’y serais bien allée, malheureusement, à cause de mes horaires de « feignasse de fonctionnaire (sic) » qui termine à 21h, je n’ai pas pu.
En attendant une prochaine opportunité, j’ai emprunté à ma bibliothèque le premier tome d’Aeternia.

 

 

Synopsis

Leth Marek, champion d’arènes, se retire invaincu, au sommet de sa gloire. Il a quarante ans, une belle fortune et deux jeunes fils qu’il connaît à peine. C’est à Kyrenia, la plus grande cité du monde, qu’il choisit de les élever, loin de la violence de sa terre natale. Lorsqu’il croise la route d’un culte itinérant, une étrange religion menée par un homme qui se dit prophète, l’ancien champion ignore que son voyage va basculer dans le chaos. À Kyrenia, où l’on adore la Grande Déesse et les puissants du Temple s’entredévorent, une guerre ouverte éclate entre deux cultes, réveillant les instincts les plus noirs. La hache de Leth Marek va de nouveau tremper dans le sang. Le plus violent des combats est celui que l’on mène contre ses propres croyances.

 

Mon avis

Eh bien les amis, je regrette de ne pas avoir lu du Gabriel Katz plus tôt ! Parce que c’est que j’ai passé un super moment de lecture, avec de l’aventure, de la réflexion, juste ce qu’il faut de magie, et une ambiance à la romaine des plus intrigantes. Bref, tout pour me plaire, et me donner envie de lire le second tome…
Leth Marek, c’est une sorte de Spartacus de la Fantasy. Le genre invincible dans l’enceinte de l’arène, voyez ? Mais voilà ! Etre le champion toute catégorie, ça ne suffit pas toujours à être heureux. Et quand il va se retrouver avec ses deux fils, qu’il n’a pas connus, sur les bras, il va falloir prendre des décisions importantes. Pour Marek, c’est tout trouvé :Ils iront à Kyrenia recevoir la meilleure éducation qui soit. L’occasion pour le champion de raccrocher sa hache. Une vie de rêve quoi ! Du moins, une vie qui aurait pu être merveilleuse… si seulement ils n’avaient pas croisé en chemin des fous furieux prêts à tout pour défendre leur croyance… puis d’autres fous furieux prêts à tout pour contrer la croyance des premiers et défendre la leur. Bon bah… yapuka reprendre sa hache !

Le roman nous propose une histoire tournée essentiellement autour de deux points de vue, et donc deux personnages qui vont se retrouver au cœur de l’histoire. Il y a bien sûr Leth Marek, ce champion, parti à la recherche du savoir pour ses fils, mais aussi d’une certaine tranquillité. Et forcément, quand cette tranquillité est interrompue, et que l’irréparable est commis, c’est un tout autre Leth Marek que l’on découvre. Vengeance sera le maître mot du champion ! Marek a la rage, et il le fait savoir !
Si Leth Marek peut sembler bien bourru, voir bourrin… c’est parce qu’il l’est ! Mais attention, un gentil bourru, pas une brute épaisse sans cervelle. La preuve qu’il en a dans la caboche ? Le simple fait qu’il se sente perdu, qu’il se pose des questions sur ce qui se passe autour de lui, et qu’il se remette en question, cela ne suffit-il pas ?

En parallèle, nous faisons la connaissance de Varian.
Varian, il se verrait bien en futur Jean-Paul II de la fantasy. Chef religieux suprême, ouais, ça lui plairait bien ça !! Mais il a beaucoup de chemin à parcourir pour y arriver, et il le sait. Alors, si on peut s’arranger pour brûler quelques étapes, se faire bien voir des plus gradés, pourquoi hésiter ? Mais à trop vouloir s’approcher du pouvoir avant son heure, n’y a-t-il pas un risque de s’y brûler les ailes ? Avec ses airs à la fois naïfs et ambitieux, j’ai trouvé que Varian était un personnage pas si évident que cela à cerner, et donc fortement intéressant.

Et vu l’histoire qui se joue dans les lignes de ce roman, il ne fallait pas moins que ces deux personnages au caractère si différents, mais pourtant si affirmés à leur manière, pour en sortir toute son ampleur…
Car Aeternia c’est une lutte de pouvoirs, une guerre de religions, un affrontement sans merci pour des idéaux.
Aeternia, c’est comme les informations à la télé, mais dans des lieux imaginaires. Et avec un peu de magie en plus. Et encore, la magie est vraiment très rare.
Sauf que Gabriel Katz, il nous raconte une histoire diablement prenante, mettant à rude épreuve nos plus fortes convictions (concernant le déroulé de l’intrigue, s’entend), nous faisant hésiter et reconsidérer notre point de vue à chaque instant. Oui, l’auteur est fichtrement tortionnaire !! Au début, tu crois que le méchant c’est l’autre là-bas, et qui lui c’est le gentil. Et puis, en l’espace de deux pages, tes convictions s’envolent : non ! Lui est bien plus méchant que l’autre. Sa religion à lui est plus radicale que l’autre, voyons ! Et puis… Non mais en fait les deux sont trop radicales, trop campées sur leurs positions. Quoique… en fait il n’y a pas vraiment de méchant ! Chacune est finalement bien légitime, alors pourquoi donner plus de crédit à l’une par rapport à l’autre ?
Ouais, voilà ! T’es perdu, tu as l’impression que ça part dans tous les sens, pour finalement comprendre que c’est finalement pour ça que ce roman il est top : Il n’y a pas de vérité, il n’y a pas de méchants ou de gentils, ou du moins on n’en est pas vraiment certain.
A la fin du roman, tu crois que l’auteur va t’apporter des réponses, qu’il va au moins éclairer ta pensée. Bah non ! Parce que dans le dernier chapitre, Gabriel Katz te fait un croc-en-jambe, t’arrêtant net dans ta folle ambition de vouloir chercher réponse à tout. Alors toi, tu lui en veux, à Mr Katz, de ce vilain tour… Et tu tu n’attends qu’une chose : la suite de l’histoire.

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4 thoughts on “Aeternia, tome 1. Gabriel Katz

  1. Je ne peux que te souhaiter de dévorer rapidement la suite ! Une chose est sûre, tu m’as donné très envie de découvrir cette saga, alors merci 🙂

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