Périphérique(s). Nicolas Grenier

Il y a quelques mois de cela, j’avais écrit un billet sur ce blog à propos d’un livre reçu lors d’une masse critique de Babelio. Jusqu’ici, tout va bien.
Jusqu’à ce que je reçoive un mail me précisant que ledit livre m’avait été envoyé sans l’accord de l’auteur, ni de l’éditeur, et me demandant donc de supprimer mon article.
Précision numéro 1 : Le mail était sans destinataire précis. Une adresse hotmail, non signée.
Précision numéro 2 : J’ai envoyé un mail à Babelio, qui m’a répondu que le livre avait été envoyé dans les règles.
Précision numéro 3 : Dans mon billet, j’ai émis un avis très, très mitigé.

Au début, j’avais choisi de ne pas tenir compte des mails (et des commentaires directement sur le billet), et donc de laisser mon avis sur le blog. Et puis j’ai réfléchi.
J’aurais reçu ce livre soit disant sans le consentement de l’auteur ? Qu’à cela ne tienne, je vais me le procurer moi-même, le relire, et publier une nouvelle critique.

Et c’est dans un circul’livres que j’ai trouvé un exemplaire. Le principe du circul’livres, je vous en ai déjà parlé, c’est de venir échanger ses livres contre d’autres sur des stands.
Me voilà donc en capacité de publier à nouveau un avis sur Périphérique(s).

 

 

Lorsque j’avais choisi Périphérique(s) durant la masse critique babelio, je m’attendais à recevoir un album illustrant la périphérie de Paris, aussi bien textuellement que visuellement. Bref, je m’attendais à un beau livre illustré et commenté.
Alors, quand j’ai vu un livre de 15×15 cm, j’ai été quelque peu surprise. Et je l’ai été d’autant plus que dedans il n’y a aucune photo.

Ce petit livre est en fait composé de haiku, ces petits poèmes japonais, très courts.

 

Ce que dit la quatrième de couverture

France.
Paris.
Département : 75.
Périphérique(s). 35,04 kilomètres.
« La frontière, c’est le terrain de la poésie. Là où il n’y a rien d’autre, sinon le risque de la parole qui s’avance dans le vide »,

 

Mon avis

Pour cette deuxième lecture, cette fois-ci je savais à quoi m’attendre, donc pas de surprise de ne pas avoir de photos, ni de surprise quant à la composition du texte.

A ma première lecture, j’étais restée perplexe, ne sachant franchement pas quoi en penser… A ma seconde lecture, j’ai pensé qu’en fait ce texte ne rendait pas justice au périphérique à sa juste valeur. Ou tout du moins que l’auteur ne s’y était pas pris de la meilleure façon qui soit.

Ces haiku, qui sonnent comme un hymne à la ceinture de Paris, sont jolis et poétiques. Et dans une certaine mesure permettent de voir le périphérique autrement que comme un endroit gris, terne, pollué par le bruit et la circulation des voitures. Certains haiku sont jolis et reflètent bien l’atmosphère du périphérique. Mais certains seulement. Car la plupart me font l’effet d’une suite de mots qui sonnent bien d’un point de vue poétique, mais restent hélas vides de sens.
En outre, j’ai été perturbée par le fait que les haikus se suivent mais ne semblent pas avoir de suite logique entre eux. C’est peut-être le cas de tout haikus, je ne sais pas, mais n’empêche que moi, lire un texte qui ne semble avoir ni queue ni tête, je n’aime pas. D’autant plus qu’il  n’y a aucune ponctuation, et que je ne sais donc pas quand commence une phrase ou quand celle-ci se termine.
Au final le texte ne m’a absolument pas passionné, j’ai crains à plusieurs reprises de m’endormir sur mon livre et n’avais qu’une envie : quitter ce périphérique.
Je ne suis franchement pas persuadée que le haiku soit la meilleure façon de parler du périphérique, ou alors peut-être si des photos avaient été incluses, pour une meilleure illustration des mots ? Mais seul, je trouve que cela rend le texte trop pauvre et sans vraiment d’intérêt.

En conclusion, périphérique(s) ne m’a pas touchée, et m’a même déçue.

 

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7 thoughts on “Périphérique(s). Nicolas Grenier

  1. J’ai lu une autre critique négative sur ce « livre ». La dame qui en parle dit qu’il y a beaucoup de hors-sujets, que l’ « auteur » décrit de choses qu’on ne trouve pas du tout sur le périph’ (?!). Si c’est le cas, c’est complètement idiot…. Bref, sinon, comme je l’ai déjà dit : je n’achèterai jamais cet article (même pas à 10 centimes chez Emmaüs!) ! Ah, et pour ceux à qui ça déplaît : on est en France, la LIBERTÉ D’EXPRESSION, ça existe ici ! Et si on aime pas un truc, on a LE DROIT de le dire, de l’écrire, de le chanter…. Nanméo !

  2. Ohhh tu as pris la peine de te procurer le livre histoire! C’est tout à ton honneur, mais c’est quand même une histoire de malade ce mail que tu as reçu! Bon, je ne lirais jamais ce livre!

    1. eh oui ! il ne veut pas que je laisse l’autre billet ? Pas de soucis, je trouve une parade pour dire ce que je pense de ce livre 😀

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