Le lys dans la vallée. Honoré de Balzac

Je garde de Balzac un souvenir typiquement… scolaire. Vous savez ? Ces romans classiques qu’on nous oblige à lire au collège ou au lycée, et que personne n’aime… à part le prof ! Moi, j’ai fait la connaissance de l’œuvre d’Honoré de Balzac avec Eugénie Grandet et Le père Goriot. Je n’avais aimé ni l’un ni l’autre. Trop long, trop ennuyeux… Et depuis, je n’ai jamais osé relire cet auteur.
Jusqu’au jour où j’ai reçu Le lys dans la vallée lors d’un swap. Bon… là encore je n’étais pas motivée pour le lire, je l’avoue ! Il aura donc fallu que l’on me propose ce roman dans un challenge pour que je me décide à le lire.
Alors dans ma tête je me suis persuadée que si, si, j’allais aimer ce roman. Parce que Eugénie Grandet, c’était il y a 20 ans, et depuis j’ai grandi, j’ai mûri, j’ai surtout développé mon goût à la littérature. Toute la littérature.
Oui, j’étais décidée à faire fi de mes a priori et donc à donner toutes ses chances au Lys dans la vallée.

 

 

Synopsis

« Comme autrefois vous allez me rendre à la santé, Félix, et ma vallée me sera bienfaisante. Ils croient que ma plus vive douleur est la soif. Oh ! oui, j’ai bien soif, mon ami. L’eau de l’Indre me fait bien mal à voir, mais mon cœur éprouve une plus ardente soif. J’avais soif de toi, me dit-elle d’une voix plus étouffée en me prenant les mains dans ses mains brûlantes et m’attirant à elle pour me jeter ces paroles à l’oreille : mon agonie a été de ne pas te voir. » La bataille inconnue qui se livre, dans une vallée de l’Indre, entre Mme de Mortsauf et la passion, est peut-être aussi grande que la plus grande des batailles connues.

 

Mon avis

Donc je disais, j’étais motivée pour donner toutes ses chances à ce roman. Motivation qui a duré… 15 pages.
C’est désormais officiel : Honoré de Balzac et moi-même, ça ne le fait pas. Mais pas du tout quoi !

Le lys dans la vallée raconte l’histoire d’amour platonique entre Félix de Vandenesse et Mme de Mortsauf. Ce roman a une teneur autobiographique, puisqu’en effet, Balzac se servira beaucoup de son propre vécu pour décrire les actions et les sentiments de ses personnages.
L’histoire en elle-même est universelle : de l’amour, du je t’aime moi non plus, des chagrins d’amour, de l’espoir… Le genre d’histoire intemporelle, dans laquelle on peut se retrouver à n’importe quelle époque. Et en principe, ça marche plutôt bien. Et d’ailleurs, sur le fond, j’ai trouvé cette romance platonique plutôt pas mal.

Le problème, c’est que c’est Balzac qui l’a écrite, et moi, je n’aime pas le style Balzac…
Tout d’abord, j’ai trouvé le style lourd, désuet, empoté… Alors certes, ce roman a été écrit vers la moitié du 19ème siècle et la langue a évolué depuis… mais pourtant, quand je lis Victor Hugo, je n’ai pas cette impression de vieillerie !
Ensuite, il y a ces descriptions à n’en plus finir. Et ça, mais qu’est-ce que ça m’a gavé !!! Pourtant, en soi je n’ai rien contre les descriptions, il y a même des romans dans lesquels je les trouve magnifiques, même si elles durent sur plusieurs pages. Mais là, non. J’ai l’impression qu’il se perd en détails inutiles, et ça m’ennuie.
Et puis, Balzac donne à cette histoire un côté dramatique que je trouve exagéré. Tous les sentiments me semblent exagérément amplifiés, ce qui allourdit d’autant plus le style déjà bien pesant en soi.

Vous l’avez compris, je ne garderai pas un merveilleux souvenir de cette lecture, et tourner la dernière page fut un grand soulagement pour moi…

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2 thoughts on “Le lys dans la vallée. Honoré de Balzac

  1. J’ai beaucoup aimé Le lys dans la vallée mais ce n’est pas le livre de Balzac que je préfère: La peau de chagrin te plairait plus je pense ou Les Chouans qui parle d’histoire d’amour pendant une bataille. Il se passe plus de choses et je pense que le côté descriptions et style lourd se sent moins quoi que peut-être je me trompe.

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