Va où ton coeur te porte. Susanna Tamaro

Comment je suis rentrée en possession de ce livre ? Je n’en ai absolument aucun souvenir !! Une chose est sûre, je ne l’ai pas acheté. Ceci dit, on s’en fiche un peu de comment j’ai eu ce livre, non ? ^^

 

 

Synopsis

Dans la solitude de sa maison de Trieste, une femme âgée décide d’écrire à sa petite fille sous forme de journal intime. Elle sait que le temps lui est compté et veut par cette lettre d’amour renouer une relation rendue difficile non seulement par la « crise de l’adolescence » mais aussi par la mort tragique de sa propre fille. Et c’est donc sa vie qu’elle est amener à revisiter : une éducation rigide et bourgeoise, un mariage de convenance avec un homme gentil mais ennuyeux, sa relation clandestine avec le père de sa fille. Parcourant aussi l’histoire de plusieurs générations de femmes, sans fausse pudeur, sans rhétorique, parfois avec dureté, elle se raconte à sa petite fille et l’invite à accomplir le même « voyage » qu’elle : un voyage à la recherche de soi, loin des fausses valeurs et des clichés, et en écoutant avant tout la voix de son cœur.

 

Mon avis 

Ce livre m’a bien plu. Cependant, il m’a laissé un arrière-goût assez mitigé. Une sorte de « c’est bien… mais ».

En soi, le livre n’est pas très gros : 227 pages. Je pensais donc le lire rapidement. Et pourtant, j’ai mis plus de temps à le lire que certains romans de 800 pages. Non pas que l’histoire était inintéressante, mais sans trop savoir expliquer pourquoi, je n’arrivais pas à accélérer ma cadence.
Et mine de rien cela a pas mal joué sur mon appréciation du roman.

Ce roman est écrit sous forme de journal, qu’une grand-mère en fin de vie souhaite laisser à sa petite-fille. S’il nous est présenté comme adressé à une tierce personne, personnellement j’ai plus eu le sentiment qu’il s’agissait avant tout d’un journal intime. Une façon pour cette femme de faire le point sur sa vie.

Aussi, les premières pages je les ai lues avec une lenteur certaine. Comme je prendrais le temps de lire une lettre qui me serait adressée personnellement. D’autant plus que l’écriture est agréable, et que l’on ressent une belle dose de tendresse et d’émotivité à travers les mots.

Seulement, au bout d’un moment j’ai commencé à trouver ce journal un peu ennuyeux. Le texte était toujours bien écrit, tour à tour émouvant, cruel, ou tendre, sans faire, pour autant, dans la débauche de sentimentalisme dégoulinant. Les bribes de vies racontées étaient intéressantes, d’autant plus lorsqu’Olga (la grand-mère) mettait en parallèle l’évolution des mœurs (Religion, place de la Femme…). Mais malgré cela j’avais l’impression de lire quelque chose qui ne me concernait pas, qui ne m’était pas destiné. Un peu comme si j’avais ouvert le journal de quelqu’un sans lui demander sa permission. Au début on peut trouver cela grisant de lire en cachette les confidences de quelqu’un, de s’immiscer dans sa vie. Et puis au fur et à mesure, on s’en lasse, parce qu’il y a des choses qui nous échappent, des tranches de vies qu’on ne peut pas comprendre parce qu’on ne les a pas vécues. Et à la fin on se demande pourquoi on a lu ce journal. On se sent même mal à l’aise de l’avoir fait.
C’est un peu ce que j’ai ressenti en lisant ce livre.

Je pense que le fait qu’il soit adressé à une personne en particulier y est pour beaucoup. Certainement que s’il avait été écrit comme un journal intime que la narratrice décide de partager avec le lecteur, j’aurais plus adhéré.

« Va où ton cœur te porte » n’est pas une grosse déception, mais il ne figurera pas parmi mes livres préférés.

 

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