Azincourt. Bernard Cornwell

J’ai toujours été attirée par les romans historiques. Aussi, quand je suis tombée sur ce roman de Bernard Cornwell intitué « Azincourt », j’ai immédiatement eu envie de le lire.
Bernard Cornwell est connu pour ses romans historiques. Pour ma part, c’était la première fois que je lisais cet auteur.

 

 

Synopsis

Nicholas Hook n’y croyait pas, pourtant il a survécu au terrible siège de Soissons. Il y a même sauvé la vie de la jolie Mélisande, menacée de viol par des soldats avinés. Ensemble, l’archer anglais et la jeune Française tentent de fuir les atrocités de la guerre. C’est oublier le roi Henri V, prêt à tout pour conquérir le trône de France, et le père de Mélisande, aristocrate arrogant et cruel qui préfère enfermer sa fille au couvent plutôt que de la partager avec un autre homme, à plus forte raison si celui-ci est anglais. Le sort de Nicholas et Mélisande, comme celui de la France et de l’Angleterre, se jouera à Azincourt, lors d’une bataille épique à l’issue si surprenante que Shakespeare lui-même en tira une pièce.

 

Mon avis

Si je n’étais pas une adepte des romans historiques, si je n’avais pas entendu vanter la qualité d’écriture de B. Cornwell, ce roman aurait certainement été le dernier de l’auteur que j’eusse lu. Car sans être mauvais, il ne m’a que moyennement convaincue. Mais j’aime les romans historiques, et je n’exclus pas de lire une des sagas de cet écrivain.

Mais pourquoi ai-je été que peu convaincue par le roman ? Simplement parce que j’ai eu l’impression en lisant ce roman que tout allait à la fois trop vite et trop lentement.

L’histoire est celle d’un archer anglais qui va se retrouver en plein cœur de l’Histoire qui oppose la France et l’Angleterre durant une période bien compliquée : La Guerre de cent ans. Et cet archer va vivre des épisodes particulièrement dramatiques : Le siège de Soissons et la bataille d’Azincourt. Comment se retrouve-t-il en France ? L’histoire le dit. Et c’est donc cette épopée que nous allons suivre. Or, ce qui m’a quelque peu dérangé, c’est le fait que le parcours menant des campagnes anglaises à la bataille d’Azincourt m’a paru bien long. Ou bien court. En fait je ne sais pas et c’est fort perturbant.
D’un côté, m’est d’avis que l’auteur aurait pu abréger quelques descriptions, aller plus à l’essentiel et ne pas se perdre en détails.
D’un autre côté, quite à vouloir allonger l’histoire, j’aurais préféré dans ce cas que B. Cornwell détaille plus la psychologie de ses personnages, qu’il s’arrête plus longtemps sur quelques faits historiques.
Et d’ailleurs, c’est finalement pour ce deuxième choix qu’il opte pour nous raconter cette grande scène finale qu’est La bataille d’Azincourt. Et pour sûr, sa description des champs de  bataille, les détails qu’il nous donne à propos de ses hérors, le récit des diverses attaques et des ses longs moments d’attente, sont d’une justesse incroyable. Il y a dans ce récit une part d’épique mélangée à une dose de terreur et de peur qui rend cette bataille furieusement réelle.
Et donc, moi j’aurais aimé retrouver cette fougue dans l’ensemble du roman, et pas seulement dans cette bataille. Même si elle est le point essentielle de l’histoire. J’aurais soit préféré arriver plus vite à Azincourt, soit avoir eu le temps de vraiment m’arrêter à chaque étape avec Nicholas. J’aurais aimé que l’auteur s’attarde plus à nous décrire ses personnages qui finalement m’ont tous paru manquer d’envergure. A la fin, je n’en savais pas beaucoup sur chacun d’entre eux, et j’ai trouvé ça vraiment dommage.

En conclusion, ce roman qui aurait pu être un grand récit historique s’avère finalement très moyen. Heureusement que la scène finale qu’est la bataille d’Azincourt rattrappe le tout !

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