Les enfants de la Terre, tome 1. Jean M. Auel

Le tome 1 Les enfants de la terre, de Jean M. Auel traînait dans ma pal depuis bien longtemps. Et j’avoue que je n’y prêtais guère attention. Jusqu’au jour où Parthenia a créé le challenge La guerre du feu. J’avais donc une excellente raison de lire ce roman 🙂

 

 

Synopsis

Il y a 35 000 ans, une longue période glaciaire s’achève et la Terre commence à se réchauffer.
Lentement, durant des millénaires, l’homme s’est peu à peu dégagé de la bête et il apparaît à peu près tel qu’il est aujourd’hui. Il connaît l’outil, le feu, le vêtement. Il fabrique des armes pour chasser, aménage des grottes pour s’abriter. Dans le chaos de la nature, il est parvenu à créer un peu d’harmonie.
En ces premiers temps du monde, Ayla, une fillette de cinq ans, échappe à un tremblement de terre et se sort des griffes d’un lion pour se réfugier auprès d’un clan étranger. On l’adopte. Très vite, les gestes et les paroles d’Ayla suscitent l’étonnement et l’inquiétude.

 

Mon avis

Je ne sais pas pourquoi, mais j’étais persuadé que l’auteur de ce roman était un homme. Ce n’est qu’après l’avoir fini que j’ai compris qu’il s’agissait d’une femme. Bon, cela ne change rien, mais voilà, c’était pour l’anecdote ^^.

Donc, pour en revenir à ce roman… J’ai beaucoup aimé, mais pas adoré non plus. En fait j’ai trouvé l’histoire très intéressante, mais hélas parfois un peu trop longuette à mon goût.

Au début du roman, nous faisons connaissance avec Ayla, une petite fille de 6 ans, seule rescapée de son clan suite à un tremblement de terre. La jeune fille va se retrouver confrontée à la survie dans une nature qu’elle n’a pas encore eu l’occasion d’apprivoiser. Jusqu’à ce qu’elle soit recueillie par ces étrangers aux mœurs aussi bizarres que leur langage. A mois que ce soit Ayla qui soit bizarre…

Ce premier tome nous permet de voir grandir Ayla au sein de ce clan, de la voir devenir adolescente puis femme. Et cela n’est que le début d’une longue aventure pour la jeune femme.

J’ai trouvé l’histoire vraiment très bonne. Ce clan qui lutte pour vivre, avec ses traditions, ses forces, ses doutes est vraiment très attachant. Tout comme le sont ses personnages qui chacun à sa façon va apporter sa pierre à l’édifice et façonner la suite des événements, que ce soit pour l’histoire du clan lui-même ou bien l’avenir au sens plus général. J’ai aimé la sagesse de Creb, sa lucidité sur l’avenir du clan. J’ai également beaucoup aimé découvrir la patience et la gentillesse d’Iza, celle qui a trouvé Ayla et l’a élevée selon la tradition du clan. Et puis j’ai eu bien sur le l’aversion pour Broud, ce jeune homme avide de pouvoir, cruel au possible… mais aussi une certaine pitié pour lui, dans le sens où il ne se rend pas compte à quel point ses agissement peuvent avoir un impact répercutant sur l’avenir de son clan. Et je n’ai pas pu m’empêcher de penser que 35 000 ans plus tard, certaines choses n’on pas changé… Enfin, Ayla, le personnage principal est elle aussi très attachante. J’ai aimé suivre sa lutte pour s’intégrer parmi ces étrangers, j’ai frissonné avec elle quand elle se trouvait en difficulté, j’ai douté en même temps qu’elle. Et nul doute que par la suite, je risque encore de ressentir bien des choses en suivant son périple.

J’ai été fascinée également par l’ambiance qui se dégage de ce roman. Nous sommes 35 000 ans en arrière, et si l’homme a déjà foulé la terre depuis un petit moment déjà, il en est encore à ses prémices. Il a découvert le feu, certes, mais il n’est qu’à ses débuts de son évolution. Et c’est d’ailleurs cette fameuse évolution dont il est en partie question, puisque si au début Ayla et les membres du clan ne se comprennent pas, ce n’est pas par hasard.
A travers ce récit, on sent que l’auteure a fait un travail de recherche afin de faire évoluer son histoire dans un cadre préhistorique plausible. Bien sûr, le côté romancé prend largement le dessus par rapport à l’aspect purement historique, mais n’empêche qu’une intrigue bien ancrée dans son cadre, c’est quand même agréable.
Bref, j’ai vraiment aimé cette histoire.

Le problème, c’est que malgré l’intelligence de l’intrigue, malgré mon attachement envers les personnages, j’ai eu une impression de lenteur dans le récit qui m’a dérangée. Et le deuxième problème, c’est que je ne saurais pas vous dire exactement quelles sont ces longueurs. Car je n’ai pas de passage précis que j’ai trouvé inutiles, il n’y a pas de descriptions à n’en plus finir, je n’ai pas le souvenir non plus que l’auteure ait brodé pendant trois plombes pour amener une action ou un rebondissement. Et pourtant, je n’ai pu m’empêcher d’avoir cette impression d’histoire qui a du mal à avancer. Et pour cette raison, ce livre restera un très bon roman, mais je ne peux le qualifier d’excellent. Ouais, je suis un peu bizarre, je sais ^^

Un jour, je lirai la suite, parce malgré tout je suis super curieuse de savoir ce qui arrive par la suite à Ayla (et d’autres). Mais pas tout de suite.

 

Côté challenge

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5 thoughts on “Les enfants de la Terre, tome 1. Jean M. Auel

  1. les livres avec un rythme lent sont toujours complexes à chroniquer, la lenteur peut amener parfois de l’ennui, l’impression de ne pas avancer.

  2. Cette impression de lenteur correspond peut-être au rythme de vie de ces Néandertals ?
    En tout cas je suis ravie que malgré cela tu aies apprécié ce roman…
    Merci de ta contribution et de ton ressenti très intéressant…

  3. Il me tentait bien ce roman, mais je dois dire que tu me refroidis un peu… (et moi aussi je pensais que c’était un homme ! lol)

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