16 lunes. Kami Garcia

16 Lunes traînait dans la pal numérique depuis quelques mois déjà. D’un côté, j’avais envie de le lire, parce que le synopsis m’attirait. Mais aussi parce que visiblement il a l’air de bien plaire aux lecteurs, et surtout aux lectrices. Et d’un autre côté, j’avais peur d’être une fois de plus déçue par ma lecture. Car en matière de roman jeunesse, j’avoue être assez difficile, et jusqu’à présent, j’ai un peu tendance à avoir des avis qui diffèrent de la majorité quant à ce type de littérature. J’en veux pour preuve Twilight, Starters ou encore Delirium qui m’on plutôt laissés de marbre. Ainsi que Hunger Games, dont je viens de lire le second tome, et qui est loin d’être un coup de cœur (mais ça, j’en parlerai dans un prochain billet). Bon, rassurez-vous, il y a aussi des romans jeunesses que j’ai aimés ! Si, si ^^. ‘Fin bref, j’avoue que je suis partie avec pas mal d’a priori.

 

 

 

Synopsis

J’ai longtemps rêvé de cette fille. Elle apparaissait dans un cauchemar où, malgré tous mes efforts, elle tombait sans que je ne puisse la sauver. Je me savais lié à elle d’une façon particulière. Et puis un jour, elle est arrivée en chair et en os dans au lycée de Gatlin, notre petite bourgade du Sud des Etats-Unis. Elle était belle et mystérieuse. Si j’avais su qu’en même temps que cette fille, dont j’allais tomber éperdument amoureux, surgirait aussi une malédiction… Nous étions menacés. Et cette fois, j’allais devoir la sauver… L’amour sera-t-il plus fort que le destin ?

 

 

Mon avis

Je dois admettre que le début de ma lecture fut compliquée. Je n’arrivais pas vraiment à accrocher à l’histoire qui semblait mettre trop de temps à se mettre en place. Le seul point positif selon moi dans ce début d’histoire résidait sur le fait que contrairement aux romans que j’ai pu lire précédemment, le personnage principal était un garçon. C’est peut-être un détail de rien du tout, mais n’empêche que ça change. Et d’ailleurs, j’ai été étonnée de m’apercevoir que finalement, ce garçon, Ethan, s’avérait finalement bien plus sensible que certaines de ses homologues féminines d’autres romans. Mais ça, je ne l’ai découvert que plus tard dans ma lecture, car les débuts ont vraiment été difficiles. Le décor est planté. Nous sommes dans une bourgade perdue des Etats-Unis, le genre de ville où le moindre changement dans la vie des habitants est perçu comme un cataclysme, où la principale occupation est de savoir quel est le dernier ragôt en date. Alors forcément, quand une nouvelle fille arrive au lycée, que cette nouvelle fille s’habille de manière bizarre, qu’elle semble provoquer des incidents par sa seule présence, et qu’en plus elle s’avère être la nièce du type chelou qui habite le vieux manoir mais que personne n’a vu depuis plus d’une décénie, on peut comprendre que ça fasse beaucoup à encaisser pour la petite ville de Gatlin.
Rapidement, on comprend que quelque chose va se lier entre Ethan et Lena, la nouvelle venue. Quelque chose d’autre qu’une simple amitié, car il faut convenir que pouvoir communiquer par télépathie avec une personne que l’on a jamais vue, ce n’est pas courant. Le hic, c’est que l’intrigue me semblait stagner, les deux personnages n’arrivaient pas à trouver un quelconque intérêt à mes yeux, bref je sentais l’histoire s’enliser et l’auteur prendre trente-six détours pour nous emmener vers une histoire d’amour interdit vue et et revue dans ce genre de littérature.
Et puis, il  y a eu le déclic. Le moment où d’un seul coup l’intrigue a pris de la consistance, où les personnages se sont affirmés. Oui, pour moi, la rencontre entre Ethan et Macon a marqué un tournant dans l’histoire. Pourtant, ce n’est pas proprement le moment où il y a des révélations en pagaille, mais disons que par la simple réaction de Macon, j’ai compris que l’intrigue allait s’avérer plus passionnante que ce que je m’étais imaginée. Et à partir de là, j’ai vraiment aimé ce livre.

J’ai trouvé que le le thème de l’opposition entre le bien et le mal était abordé de manière non pas originale, mais toutefois très intéressante. En effet, s’il arrive que nous n’ayons pas de doute sur le fait que tel personnage ou tel agissement est bien ou mal, l’auteur n’hésite pas à laisser planer le doute à d’autres moments, voir nous prend carrément à contre-pied. Et ça, c’est plutôt intéressant de se dire que finalement tout n’est pas aussi limpide qu’il n’y paraît. Et pour le coup, j’ai fini par m’intéresser au destin de Lena et Ethan, à m’inquiéter pour eux, à me demander si leurs choix étaient les bons… En clair, je me suis vraiment immergée dans l’histoire.

Outre Lena et Ethan, j’ai beaucoup apprécié les autres personnages. Que se soient les bons, les méchants ou les je-sais-pas-dans-quel-camp-ils-sont, je les ai trouvés tous très intéressants. Enfin, presque tous. Car quel dommage qu’il y ait ce groupe de cheerleaders écervellées, stéréotypées à outrance !! Non mais sérieusement, c’est acté quelque part que dans toutes les universités américaines, que la cheerleader en chef est une petite pétasse qui se croit la reine du monde, et tuerait celle qui oserait vouloir la détrôner ? M’enfin… revenons aux autres personnages qui, eux, sont bien plus intéressants.
Tout d’abord, il y a Amma, cette dame qui est un peu comme une deuxième maman pour Ethan. J’ai aimé ses remontrances contre Ethan, et en même temps la façon qu’elle a de le protéger, comme s’il représentait bien plus que son propre fils. On sent qu’il y a une vraie fusion entre Ethan et elle.
Link, le meilleur ami d’Ethan, n’est pas mon personnage préféré. En fait, j’ai eu un peu l’impression d’une pâle réplique de Ron Weasley. Vous savez, le genre de copain à toujours se mettre dans des coups fourrés, à toujours sortir des blagues, à bougonner quand on lui tient tête, mais qui s’avère finalement un ami des plus honnêtes et des plus fidèles. Le personnage est intéressant, mais je trouve qu’il lui manque quelque chose pour vraiment se démarquer et ne pas rester simplement le meilleur ami du héros.
J’ai adoré les trois vieilles tantes pour le côté humoristique et rafraîchissant qu’elles apportent à l’histoire. Avec leur air de dévoiler des choses sans avoir l’air d’y toucher… Un roman à elles seules, j’ai envie de dire ^^.
Mais mon personnage préféré est sans aucun doute Macon. Ce gentleman qui semble venu d’un autre temps et vit reclus dans son manoir. J’ai beaucoup aimé sa façon de mettre les pieds dans le plat tout en gardant sa grande prestance, j’ai été très intriguée par le lien qui l’unit à Amma. Et puis il reste l’un des personnages les plus énigmatiques de l’histoire, sinon Le plus énigmatique.  Et quand on sait tout ce que l’intrigue a à nous cacher, et que Macon a l’air d’en savoir beaucoup plus qu’il ne veut le laisser entendre, et bien il y a de quoi s’intéresser à ce personnage.

 

Donc, après un début de lecture laborieux, je me suis petit à petit intéressée à l’intrigue et aux personnages, et finalement j’ai beaucoup apprécié ce livre. Je projette d’ailleurs d’en lire la suite : 17 lunes. En espérant fortement que cette suite ne sera pas un bis repetita de 16 lunes.

Rendez-vous sur Hellocoton !

1 thought on “16 lunes. Kami Garcia

Laisser un commentaire