Ave Caesar, ceux qui vont lire cet article te saluent !

La Rome antique est une période de l’Histoire qui me passionne depuis des années. En fait, depuis que j’avais entrepris des études de Langue et Civilisation Italienne à la fac. (Etudes qui ne m’ont mené à rien, mais ça, c’est une autre histoire). Aussi, j’aime découvrir cette période à travers les romans. C’est donc sans hésitation que je me suis inscrite à la lecture commune proposée par Stéphanie.

 

 

 

Synopsis

Jeune esclave juive soumise aux caprices de l’arrogante Lepida Pollia, sa maîtresse, Thea connaît pour la première fois le bonheur dans les bras du gladiateur Arius le Barbare, la nouvelle coqueluche de Rome. Mais leur idylle attise la jalousie de Lepida, qui s’emploie de son mieux à les séparer.
Cette dernière n’est pas le seul obstacle à se présenter sur la route des deux amants. Grâce à ses talents de musicienne, la belle Thea ne tarde pas àêtre remarquée de l’aristocratie romaine… et d’un dangereux admirateur : l’empereur Domitien, un homme brillant mais cruel qui en fait sa favorite. Devenue la femme la plus influente de Rome, Thea doit plus que jamais garder son amour pour Arius secret.

 

 

Mon avis

Des intrigues de pouvoir, des trahisons, des scènes orgiaques, des combats de gladiateurs, des maîtres despotiques, des esclaves qui s’achètent moins chers que certains vêtements… Pas de doute, nous sommes bien en plein cœur de la grande période Romaine.

Le roman qui se déroule sur une quinzaine d’années, durant le règne de Domitien, est un mélange de romance et de faits historiques. Nous découvrons tout cela à travers les yeux de Théa, une esclave juive, et Lepida, sa maîtresse.

La maîtresse de Rome est une romance faite d’aventures et de passions. Avec en chef de fil la relation  entre Théa et Arius, un Gladiateur que tout le monde appelle « Le barbare ». Cette relation va faire naître jalousie, trahison et complots. Jusqu’à ce que l’empereur lui-même s’intéresse à Théa… et les complots et jalousie vont prendre une autre ampleur. Les intrigues se suivent et… se ressemblent parfois, c’est vrai, mais après tout cela faisait partie des mœurs de l’époque.

Les personnages sont pour moi le point fort de l’histoire. A commencer par le personnage principal, Théa. J’ai aimé son caractère fort, sa détermination face à son destin qui ne l’a pas épargné, mais aussi sa fragilité dans ses moments de doutes. C’est un personnage attachant avec une histoire vraiment intéressante.
Lepida, quant à elle, s’avère être d’un tout autre caractère. C’est la fille pourrie qui deviendra la femme pleine d’arrogance et de mépris pour les autres. Oui, c’est vrai qu’en lisant ce livre, on ne peut s’empêcher d’éprouver un certain dégoût pour cette femme sans scrupule, on a envie de la railler à propos de l’opinion qu’elle se fait d’elle-même et à propos de son ambition suprême dans sa vie. Parce que Lepida, elle n’hésite pas à rabaisser plus bas que terre qui veut se mettre sur son chemin. Fut-ce même sa propre famille. Alors oui, comme beaucoup, en lisant ses hauts faits, je l’ai traitée de tout les noms à maintes reprises. Et en même temps, je ne peux m’empêcher d’admirer son courage de vouloir en quelque sorte s’émanciper. Car il faut avoir en tête que sous l’Empire Romain, les femmes avaient bien souvent une place très… inexistante. Elles appartenaient soit à leur père, à leur mari, voir à leur frère. Et finalement, à travers Lepida on peut voir une certaine envie de vouloir exister… quels qu’en soient les moyens pour y parvenir. Pour moi, c’est un des personnages les plus intéressants de ce roman, car il donne une vraie dynamique à l’histoire.

Je dois vous parler également d’Arius, dit le Barbare. Gladiateur bougon et colérique. Mais surtout gladiateur prodigieux qu’aucun autre ne réussit à vaincre. Ses combats lors des jeux du cirque sont autant de moments épiques et sanguinolants à souhait. Mais bien sûr comme tout homme de cette trempe, il arrive un moment où ses émotions vont le rattraper, où il montrera que derrière sa cuirasse il a un cœur capable de fondre comme un chamallow. Au début, j’ai eu du mal à apprécier ce personnage et surtout à le comprendre. Mais dès qu’il commence à raconter son histoire, j’ai eu l’impression de le redécouvrir, de voir un homme nouveau, et pas seulement le gladiateur. Et sinon, oui j’avoue, je me suis chanté une dizaine de fois le titre phare du film Gladiator : « Now we are free ».

L’histoire nous présente bien d’autres personnages secondaires, mais je ne les détaillerai pas, vous laissant le soin de découvrir leurs caractères par vous-même, si vous souhaitez lire ce roman.

 

Mais dans La maîtresse de Rome, il y a aussi un fond historique. En effet, certains faits réels viennent rejoindre la fiction, tels que la Révolte de Saturninus, qui sera écrasée par un certain Trajan. Et Trajan n’est pas le seul personnage à avoir existé, le principal étant l’empereur lui-même : Domitien.
Ici, l’empereur de Rome nous est présenté sous son côté le plus sombre : tyranique, possessif, cruel… Ce qui s’avère être vrai, selon les historiens. Mais c’était aussi un chef diablement efficace !! C’est sous son règne que début l’âge d’or de la période Romaine. C’est lui qui va redresser l’économie du pays. Il va être également au cœur d’un grand renouveau de l’urbanisation. Et puis, c’est aussi le fondateur des jeux capitolins… un des aïeux de nos jeux olympiques modernes. Or, dans ce roman, il n’est question que des mauvais côtés de Domitien, ce que je trouve fort dommage, car cela empêche de mesurer la pleine complexité de l’homme. Je pense qu’il aurait mérité plus de nuances.

 

A propos du style de l’auteur, j’ai trouvé que ce roman se lisait facilement, et même si l’on ne connait rien à l’histoire de Rome, on peut facilement intégrer toutes les données qui nous fournies. On voi qu’il y a un travail d’effectué pour faire cohabiter la fiction avec l’Histoire. Toutefois, je n’ai pas été convaincue à 100% par le style, que j’ai trouvé un peu trop contemporain, notamment dans les dialogues. Personnellement, j’aurais aimé y trouver des échanges avec un style plus en adéquation avec l’époque. Car parfois, j’avais vraiment l’impression d’être à l’époque contemporaine.

En conclusion, La maîtresse de Rome est une belle romance sur fond historique, avec des personnages captivants. Et j’ai bien envie de lire la suite.

 

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On termine avec un peu de musique et une magnifique interprétation du thème de Gladiator au violon

 

côté challenges


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