127 heures, Aron Ralston

Après avoir vu 127 heures, l’excellent film réalisé par Dany Boyle, j’avais mis le livre éponyme dans ma wishlist, en me disant que pourquoi pas, un jour, je m’intéresserai à la version papier. Et puis je l’ai reçu au cours d’un swap (je ne sais plus le quel, la honte^^). Cette semaine, j’ai décide de le sortir de ma bibliothèque.

 

 

Synopsis

Le 26 avril 2003, Aron Ralston, jeune homme de vingt-sept ans, se met en route pour une randonnée dans les gorges de l’Utah. Alpiniste expérimenté, il collectionne les plus beaux sommets de la région. Pourtant, au fin fond d’un canyon reculé, l’impensable survient : un rocher se détache au-dessus de lui et emprisonne son bras dans le mur de rocaille. Le voilà pris au piège, menacé de
déshydratation et d’hypothermie, en proie à des hallucinations… 127 heures plus tard, comprenant que les secours n’arriveront pas, il prend la plus grave décision de son existence.

 

Mon avis

On a coutume de dire que bien souvent les livres sont mieux que leurs adaptations cinématographiques. Et c’est souvent vrai. Mais il y a les exceptions, et il arrive d’être plus transporté par le film que par le livre. C’est le cas avec 127 heures.

Ce livre autobiographique raconte l’histoire d’un alpiniste qui, coincé par un rocher dans un canyon, décide de s’amputer le bras au bout de 127 heures de calvaire. C’est le seul moyen pour lui de se libérer.
On va donc le suivre dans sa lutte pour tenter de recouvrer sa liberté, on va suivre son cheminement psychologique qui passera de l’espoir d’être retrouvé rapidement par les secours à la résignation face à sa situation et son désespoir, en passant par des périodes d’hallucinations et enfin ce moment clé où il prend cette décision de s’auto amputer. Aron nous raconte son calvaire heure par heure, à la manière d’un journal de bord. En tant que lecteur, on a vraiment l’impression de vivre sa souffrance de l’intérieur. J’ai été particulièrement émue lorsque, caméra en main, il adresse ses messages à sa famille et ses amis. Des messages souvent poignants, mais dans lesquels sa joie de vivre transparaît toujours.
L’auteur entrecoupe son récit de souvenirs d’autres randonnées effectuées auparavant. Et si je comprends sa démarche de vouloir s’évader par la pensée de son calvaire actuel, j’ai trouvé que ces moments étaient par moments trop présents, et surtout j’ai été gênée par les termes trop techniques liés à la randonnée. En tant que non initiée, il y a des paragraphes qui m’ont semblés bien longs. Une chose est sûre, à travers ces souvenirs, on découvre un homme un peu tête brûlée mais surtout un homme qui a soif d’aventure. D’ailleurs, il dira lui-même qu’il s’attendait à ce qu’une chose comme cela lui arrive un jour.

Le témoignage d’Aron Ralston est émouvant et l’on comprend aisément qu’il ne soit pas ressorti indemne de cette histoire… je ne parle pas que physiquement, bien sûr ! Ma lecture n’a donc pas été désagréable. Toutefois, comme je le disais au début j’ai préféré le film où les émotions étaient selon moi mieux retranscrites. J’ai trouvé que les images nous plongeaient plus intensément dans le calvaire vécu par cet homme. Evidemment, dans le film il y a peu de dialogues, surtout ses monologues lorsqu’il enregistre les messages pour ses proches, et pour moi ces silences sont une des forces du film. A la réflexion, je me dis que certaines histoires sont plus parlantes par les images que par les mots. Celle-ci en fait partie.

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