D’un rouge incomparable. Véronique Chouraqui

J’affectionne énormément les romans historiques. Aussi, lorsque Babelio m’a proposé une masse critique pour découvrir le roman de Véronique Chouraqui intitulé D’un rouge incomparable, j’ai bien sûr sauté sur l’occasion. D’autant plus que l’auteure m’était totalement inconnue, et j’aime aussi découvrir des nouveaux auteurs.

 

 

 

 

Synopsis

Dans le Montpellier de 1791, Élisabeth Coste, drapière, décide d’adopter une petite fille abandonnée. À cette occasion, elle retrouve Joseph Durand revenu en ville après 25 ans d’absence et devenu juge de paix. Leurs retrouvailles les bouleversent. Harcelée parce quelle est la soeur d’un prêtre réfractaire, elle voit injustement tous ses biens confisqués par les autorités. Joseph Durand est chargé de poser les scellés sur ses meubles et sa boutique. Alors que les Espagnols sont annoncés aux portes de la ville et que la rumeur d’une famine sans précédent s’amplifie, Élisabeth, acculée financièrement, décide de faire cuire des galettes pour nourrir sa fille. Mais en période de crise, l’acte le plus insignifiant peut devenir un acte politique. Artisan du malheur d’Élisabeth et révolutionnaire convaincu, Joseph parviendra-t-il à l’aider dans son combat contre l’injustice ? Ses rêves de liberté et d’égalité résisteront-ils à la réalité ? Librement inspiré de faits réels, ce roman dépeint avec une grande fidélité un épisode de la Terreur à Montpellier.

 

Mon avis

Une chose est certaine, ce livre ne restera pas gravé dans ma mémoire. En fait, je ne l’ai que très moyennement apprécié.
L’histoire se passe donc à Montpellier pendant la période de la Terreur. Une période que finalement je ne connais pas plus que ça, encore moins en ce qui concerne la Région du Sud de la France. Je voyais donc une belle occasion d’en découvrir un peu sur le sujet.

Je n’avais pas fini le deuxième chapitre, que déjà je commençais à trouver l’histoire longuette, et ça, bah c’est pas tellement bon signe. J’ai trouvé que l’intrigue peinait à se mettre en place, je n’arrivais pas à m’intéresser aux personnages ou à leurs destins. Bref, j’ai subi. Il faut dire aussi que l’écriture ne m’y a pas aidée, car je l’ai trouvée très inégale, tantôt simpliste, tantôt limite pompeuse. En fait, j’ai eu l’impression que l’auteur hésitait au style linguistique qu’elle devait donner à ce roman, ce qui en fait finalement un style fourre-tout et nuit, d’après moi, beaucoup à l’appréciation de la lecture.

Donc, comme je le disais, j’ai subi les deux premiers chapitres. Par la suite, j’ai apprécié le contexte historique dans lequel se déroule l’action. La lutte des Révolutionnaires contre les Royalistes, la chute de la Royauté… il s’agit là tout de même d’une époque clé de l’Histoire de France. Et si personnellement j’ai quelques notions historiques sur cette époque côté Ouest, avec les Chouans et les Guerres de Vendée, j’ignorais totalement quel impact avait pu avoir cette période dans le Sud du Pays. C’était une aubaine pour moi de découvrir cet aspect de l’époque, mais également d’en savoir plus sur cette fameuse « affaire des galettes ». Sauf que, malgré le contexte historique plus qu’intéressant, et bien je n’ai pas plus accroché à la suite qu’au début du roman. Non, vraiment le style ne me convient pas, et je n’arrive pas à en faire fi pour essayer d’apprécier un tant soit peu ce roman. Et c’est vraiment dommage, car je ne doute pas un instant que Véronique Chouraqui a établi un vrai travail de recherche d’archives afin de faire découvrir cet épisode.

Au final, D’un rouge incomparable est pour moi un roman qui possède des bases intéressantes, mais qui se trouve hélas gâché par une écriture très inégale qui m’a empêché d’apprécier ma lecture.

Je remercie Babelio et les éditions TDO de m’avoir proposé de découvrir ce roman.

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