Eternels instants. Edgar Kosma

Ce que j’aime lorsque je m’inscris à des partenariats littéraires, c’est découvrir des auteurs qui me sont inconnus. Parce que parfois on peut tomber sur des très jolies surprises. Et c’est donc pour cela que j’ai postulé lorsque Livraddict et les éditions Onlit on proposé le livre d’Edgar Kosma : éternels instants.

 

 

Synopsis

Roman sur l’inacceptable condition humaine, Eternels Instants retrace le parcours de trois générations de Eugen : la rencontre des grands-parents de Cédric, pendant la Seconde Guerre mondiale ; le destin tragique de Bernard Eugen, père de Cédric ; et la quête insatiable de sens dans laquelle se lance ce dernier.

Tiraillés entre le hasard le plus absurde et la prédestination la plus mathématique, les personnages d’Eternels Instants défilent, inoubliables, dans une cascade aux détours imprévisibles et drôles.

 

 

Mon avis

Quel curieux roman que ces « éternels instants ». Mais attention ! Une curiosité qui fait du bien.
La première chose qui surprend, c’est ce style très particulier. Une écriture qui dans un premier temps m’a bien sûr fait penser à Georges Perec et son célèbre « exercice de style ». Mais en fait non. Si la plume d’Edgar Kosma rappelle celle de l’auteur Oulipiste, elle le fait seulement de loin. L’auteur joue avec les répétitions des mots, des phrases, nous embarquant dans une sorte d’absurdité, frôlant parfois le ridicule, tout en se gardant bien de ne jamais franchir la frontière entre les deux. En fait, dans le style, Edgar Kosma me fait surtout penser à Raymond Devos et ses sens dessus-dessous… ces phrases alambiquées où les mots s’imbriquent et s’entremêlent, donnant l’impression que la phrase n’a aucun sens, alors qu’en réalité, et bien si il y a bien une signification dans chacune de ses phrases.

Là où certains auteurs auraient pu me barber à multiplier les effets comiques de répétition (du genre lire trois fois exactement les mêmes phrases à la virgule près), E. Kosma a réussi à susciter mon intérêt et même à me faire sourire les trois fois. J’ai presque envie de dire que ce livre mériterait d’être lu rien que pour son style.

Mais il y a aussi une histoire… Et c’est tant mieux ! Et je dois dire que j’ai énormément aimé la façon dont l’auteur  immisce le lecteur dans cette histoire de famille intergénérationnelle. Au début, il faut bien l’avouer, il ne se passe rien. L’auteur se contente de nous raconter une bribe de vie, une rencontre entre un jeune homme et une jeune femme, entre deux bombardements de la première guerre Mondiale. A première vue, ce couple presque banal pourrait sembler bien ennuyeux pour captiver un lecteur. Mais non. Car l’auteur arrive à faire de leur banalité une histoire… banale mais étrangement intéressante. Et c’est là que réside selon moi toute l’absurdité de ce texte. Tout du moins dans sa première partie, car la suite nous réserve quelques surprises dans le destin de cette famille.

J’ai aimé la façon dont l’auteur arrive à lier les différentes générations entre elles malgré un fil presque trop ténu qui les unit.
J’ai aimé le fait que derrière cette écriture absurde réside un questionnement sur notre propre existence et sur nos choix, aussi anodins soient-ils.

En réalité, je trouve qu’il n’est pas évident de parler de ce roman et surtout d’argumenter. Parce que j’aurais bien envie de vous détailler en long en large et en travers le pourquoi du comment j’ai adoré et qu’il mérite selon moi d’être lu, mais j’ai cette étrange impression qu’aucun de mes arguments ne sera à la hauteur de ce que j’aimerais communiquer. Alors je vais faire simple : Oui, Eternels instants est un formidable récit, et Oui, je vous invite sans retenue à le découvrir.

Merci à Livraddict et aux éditions Onlit pour cette très jolie découverte.

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