Le grand livre. Connie Willis

Pour la cinquième fois, j’ai participé au challenge Livra’deux pour Pal’addict. Et parmi les trois livres proposés par ma binôme, mon choix s’est porté sur Le grand livre. Tout simplement parce que c’est celui qui traîne depuis le plus longtemps dans ma bibliothèque.

 

 

Synopsis

Quoi de plus naturel, au XXIème siècle, que d’utiliser des transmetteurs temporels pour envoyer des historiens vérifier sur place l’idée qu’ils se font du passé ? Kivrin Engle, elle, a choisi l’an 1320, afin d’étudier les us et coutumes de cette époque fascinante qu’aucun de ses contemporains n’a encore visité : le Moyen-Age. Le grand jour est arrivé, tous sont venus assister au départ : Gilchrist, le directeur d’études de Kivrin ; l’archéologue Lupe Montoya ; le docteur Ahrens ; sans oublier ce bon professeur Dunworthy, qui la trouve trop jeune et inexpérimentée pour se lancer dans pareille aventure et qui s’inquiète tant pour elle. Ses craintes sont ridicules, le professeur Gilchrist a tout prévu ! Tout, mais pas le pire…

 

 

Mon avis

Un roman qui mêle Histoire et Science-Fiction ? Assurément, c’est pour moi ! Car si je ne suis pas une grande lectrice de SF, j’apprécie d’en lire de temps en temps. En revanche, les romans historiques, j’adore ça !!

L’histoire c’est donc celle d’une historienne qui va aller faire un tour dans le passé, au Moyen-Âge précisément, afin de voir au plus près comment ça se passait à l’époque. Parce que même s’il y a des écrits et tout ça, le voir en vrai, bah c’est quand même mieux. Et tant qu’à faire, autant choisir une période calme. Car comme chacun le sait, le Moyen-Âge ce n’est pas que beauté, prospérité et gloire. Au Moyen-Âge, il y a aussi des périodes plutôt douloureuses. Sauf qu’évidemment, tout ne se passe pas comme prévu.

Il s’agit d’un roman à double point de vue. D’un côté il  y a Kivrin qui se situe au Moyen-Âge, et de l’autre l’équipe de technicien, à notre époque actuelle. Chacun de son côté va lutter afin de comprendre ce qui a cloché dans le système au moment du transfert. Et si vous avez l’habitude de lire mes critiques, vous savez que je suis friande de ce genre de livre.

Nous découvrons à travers le regard de Kivrin une époque très sombre. L’auteur a bien pris le temps de nous décrire cette époque troublée, et l’on suit le quotidien de ces gens, en même temps que Kivrin. S’il y a bien des moments légers, l’ambiance se fait de plus en plus pesante, angoissante. J’ai rit lors de petites anecdotes marrantes, j’ai été émue par le destin des personnages auquels j’avais fini par m’attacher. Alors évidemment, lorsqu’on voit ce que le sort leur réserve, bah ça fait un ptit quelque chose.

J’ai beaucoup aimé le personnage de Kivrin, qui s’avère à la fois très forte mentalement, et en même temps pleine de fragilité. On devine qu’elle fait tout pour ne pas se laisser dépasser par les évènements, mais que la lutte est ardue.

En parallèle, nous avons à faire à notre époque contemporaine, où la science est omniprésente. Et la technologie très avancée a donc pu envoyer Kivrin à une époque antérieure. Sauf que lorsqu’une épidémie survient, bah la jeune fille devient secondaire pour la plupart des gens. Pas pour tous, heureusement. Et donc, le professeur Dunworthy va faire tout son possible pour la ramener à notre époque. Chose qui va s’avérer bien difficile, quand on sait à quelles personnes il est confronté.
Si comparé à l’époque Médiévale la contemporaine est plus légère, elle nous présente tout de même son lot d’angoisse. On se pose des questions sur cette épidémie, on se demande comment tout cela va se terminer…
Les personnages, hauts en couleur, apportent souvent pas mal d’humour. Entre la trop envahissante Mme Meager et le jeune Colin au parler très… contemporain, nous avons droit à des instants pas piqués des vers.

Le roman fait 700 pages, c’est donc ce qu’on peut appeler un bon pavé. Dedans, il y a certes quelques redondances, des moments d’intrigue qui auraient pu être raccourcis. Mais finalement, ces redondances ne m’ont pas dérangées. Dire qu’elles étaient utile, non, mais disons qu’elles s’intègrent bien à l’histoire.

Le grand livre fut pour moi une très bonne découverte, et je le conseille sans hésiter à celles et ceux qui auraient envie de découvrir le mélange Histoire et Science-Fiction.

 

Lecture effectuée dans le cadre du challenge

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5 thoughts on “Le grand livre. Connie Willis

  1. moi aussi j’aime ce genre de thématique, tu as lu les 4 tomes de Poul Anderson, Le patrouilleur du temps, celui qui devrait te plaire le plus s’intéresse aux templiers
    du coup je note ces deux références (le tien + Cerisia) dans ma WL

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