L’article où je tombe de haut

Un an.

Un an que Le sermon de la chute de Rome me faisait envie. En gros, depuis sa médiatisation suite au prix goncourt qu’il a reçu, ce roman me tentait énormément. Non pas parce que c’est un Goncourt (je me fiche de savoir si un livre a reçu un prix ou non), mais parce que déjà le titre du livre me plaisait. Et puis les avis favorables….
J’ai donc profité de mes vacances estivales pour le lire.

Synopsis

Dans un village corse perché loin de la côte, le bar local est en train de connaître une mutation profonde sous l’impulsion de ses nouveaux gérants. A la surprise générale, ces deux enfants du pays ont tourné le dos à de prometteuses études de philosophie sur le continent, pour, fidèles aux enseignements de Leibniz, transformer un modeste débit de boissons en « meilleur des mondes possibles ». Mais c’est bientôt l’enfer en personne qui s’invite au comptoir, réactivant des blessures très anciennes ou conviant à d’irréversibles profanations des êtres assujettis à des rêves indigents de bonheur, et victimes, à leur insu, de la tragique propension de l’âme humaine à se corrompre.
Entrant, par-delà les siècles, en résonance avec le sermon par lequel saint Augustin tenta, à Hippone, de consoler ses fidèles de la fragilité des royaumes terrestres, Jérôme Ferrari jette, au fil d’une écriture somptueuse d’exigence, une lumière impitoyable sur la malédiction qui condamne les hommes à voir s’effondrer les mondes qu’ils édifient et à accomplir, ici-bas, leur part d’échec en refondant sans trêve, sur le sang ou les larmes, leurs impossibles mythologies.

Mon avis… en chute libre

Ça faisait bien longtemps que je n’avais pas ressenti une telle déception à la lecture d’un livre. Non, sincèrement, j’ai été très, très déçue par ce roman. Peut-être en attendais-je un peu trop ? Je ne sais pas… Donc, je n’ai pas aimé du tout !

Dans ce roman, on suit deux histoires à deux périodes différentes : Celle de Marcel et celle de Mathieu. Evidemment, ces histoires vont finir par se rejoindre.
Nous avons à faire à des personnages tourmentés, des gens qui se cherchent, qui cherchent un sens à leur vie, à La Vie.

J’ai du attendre quelques dizaines de pages avant de voir le lien entre l’histoire racontée et Saint Augustin, dont il est question dans le synopsis. Et finalement, je crois qu’elle m’a plus embrouillée qu’autre chose. Je ne dois pas être assez philosophe dans l’âme :).

D’une manière générale, j’ai eu énormément de mal à m’intéresser aux différents personnages, et même à réellement comprendre les liens qui les unissaient, même lorsqu’ils étaient de la même famille.

Je sais que l’histoire se passe en Corse, mais je n’ai remarqué aucun détail me faisant sentir que j’étais sur l’Ile de Beauté. En gros, le bar aurait très bien pu se trouver en Normandie ou en Sologne, je n’y aurais vu aucune différence.

Et puis, il y a le style de l’auteur, cette écriture à laquelle je n’ai pas du tout adhéré, car lire une phrase de 30 lignes dont j’ai oublié le début arrivée à la moitié, dont je me demande si j’ai le droit de reprendre mon souffle avant de continuer, et qui me donne cette impression de lyrisme pompeux, et que finalement aurait pu être découpée en 10 phrases beaucoup plus compréhensibles sans pour autant retirer de l’intérêt à l’histoire, voir même lui donner quelque chose de plus dynamique et donc plus captivant, bah moi ça me plait pas, surtout quand l’histoire en elle-même a déjà du mal à m’intéresser.

Que vous dire d’autre, à part que je suis déçue par ce roman ? Bah… rien 🙂

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