Le diable vit à Notting Hill (et qu’il y reste)

Avant de partir pour Berlin, j’avais entamé « Le diable vit à Notting Hill ». J’avais lu 220 pages sur 378. Les quelques 150 pages restantes seraient lues durant les 1h40 d’avion. Au pire, elles seraient terminées le soir même à l’hôtel. J’avais même prévu un second livre pour les autres soirs et le voyage de retour.
En tout et pour tout, j’ai lu 5 pages. Bref, mes livres sont contents : ils ont pris l’avion 😀

J’ai donc terminé le livre de Rachel Johnson hier soir.

Synopsis

L’argent ne fait pas le bonheur… même quand on habite sur un square privé de Notting Hill, l’adresse la plus branchée, la plus recherchée, la plus snob de Londres. Prenez Clare et Mimi. Elles ont moins de quarante ans, sont mariées, copines, voisines, mènent une existence de rêve. Jusqu’au jour où débarque un milliardaire américain, célibataire et démon tentateur. Le ver est dans la pomme. Chassés-croisés amoureux et intrigues immobilières se succèdent sur la verte pelouse. Ce coin de paradis si cher payé se révèle infernal. Notting Hill ? Notting Hell plutôt ! La tranquillité des beautiful people vole en éclats. Et le lecteur, lui, éclate de rire. Comédie de moeurs dans un jardin anglais, Le Diable vit à Notting Hill est un roman hilarant. Son auteur, Rachel Johnson, journaliste et soeur du maire de Londres, connaît son square sur le bout de la plume. Elle y a vécu pendant des années avant de le fuir…

Mon avis… diabolique

Avant toute chose, il faut savoir que la chick lit n’est pas mon genre littéraire préféré. Pas du tout, même. Sur la dizaine de romans du genre que j’ai pu lire, seuls deux ont trouvé grâce à mes yeux : Lexi Smart a la mémoire qui flanche et Les petits secrets d’Emma. La littérature chicklitienne (sisi, ce mot existe^^) m’ennuie souvent, et j’ai du mal à adhérer à ce genre d’humour. Il est donc assez rare que j’en lise.

Une chose est sûre, ce n’est pas avec Le diable vit à Notting Hill que ma perception de ce genre littéraire va changer. Parce que je n’ai pas aimé du tout. Mais alors pas du tout.

Parenthèse numéro 2 où je te raconte ma vie (en rapport avec ce livre, quand même). Il y a quelques temps, je vous racontais sur mon ancien blog l’anecdote du type qui m’a limite prise pour une nazie parce qu’on voyait la tête d’Hitler sur la couverture du livre La part de l’autre. Et bien avec ce livre j’ai encore eu droit à une réflexion par une vieille : « Tss, maintenant les jeunes ne lisent plus de vraie littérature. Ils ne s’intéressent plus aux grands classiques ». Jusqu’à présent, j’ignorais qu’il existait une « fausse » littérature. Parce que bon, j’ai beau ne pas être une adepte de la chick lit, je n’ai jamais considéré cela comme un sous-genre. Dans la vie y a pas que Victor Hugo ou Lamartine quoi !

Et sinon les gens, si vous pouviez me laisser lire ce que j’ai envie et vous mêler de vos affaires, j’avoue ça m’arrangerait. Oui, oui.

Revenons-en donc à mon avis sur ce roman. Comme je l’ai dit, je n’ai pas aimé. Pourtant, au début ça partait bien. On plante le décor, on fait connaissance avec les personnages. Il y a quelques phrases percutantes qui me font sourire. Je ne suis pas morte de rire, mais disons que la lecture me détend.
Oui mais, au bout de quelques dizaines de pages, la lassitude commence à sérieusement poindre le bout de son nez. Les clichés se font insistants, les personnages ne sont plus drôles mais finissent par êtres limites vulgaires, les potins de Notting Hill perdent de leur intérêt. En résumé, le livre s’enlise dans une histoire pauvre et sans intérêt.

Pour faire simple, on a deux nenettes que tout oppose : l’une mariée avec enfants, l’autre sans enfant, une riche contre une pauvre… enfin, tout plein de trucs comme ça qui les oppose. Mais bien sûr elles sont amies. Et puis y a un gars célibataire qui arrive, et qui va tout chambouler. Enfin, c’est ce que j’avais cru comprendre en lisant le synopsis.  Et puis y a des histoires de cocufiage, de trahison et pleins de choses du genre… adultère cocufiage et trahison. Sans oublier les chapitres qui parlent de trahison et d’adultère. Et puis… bah c’est tout. Et bien sûr, on a droit à la fin à un énoooorme retournement de situation. Vous savez, le genre qu’on voit arriver genre 100 pages avant et qui finalement n’a aucun intérêt tellement il est pathétique….

Le seul intérêt que j’ai trouvé à ce livre, c’est qu’il se lit vite.

Il va de soi, que je ne lirai pas la suite « Le diable vit à la campagne ».

Rendez-vous sur Hellocoton !

4 thoughts on “Le diable vit à Notting Hill (et qu’il y reste)

  1. Il FAUT absolument que tu te penches sur le cas de Lisa Lutz avec sa famille des Spellman. Si tu veux te bidonner, c’est ce qu’il te faut ! ( et concernant ce roman, je l’ai croisé des dizaines de fois mais il ne m’a jamais tentée )

  2. Je me suis pris » le diable vit à la campagne » en brocante, espèrant passer un bon moment de détente.. ton avis sur le premier tome me refroidit un peu ! Je suis moins pressée du coup ! 😉

Laisser un commentaire